Publié le vendredi 9 janvier 2009

Marc Labrèche abandonne son projet de talk-show en France

09 01 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - Marc Labrèche abandonne l'idée d'animer un talk-show sur la chaîne de télé française M6. Trop occupé avec 3600 secondes d'extase, il songe plutôt à réaliser des émissions tournées ici mais destinées à la France.

La directrice des programmes de M6, Bibianne Godefroy, a lancé cette nouvelle jeudi à la radio française Europe 1.L'humoriste québécois a déjà tourné un pilote de talk-show pour M6 mais le projet s'est arrêté à cette étape.

Il poursuit l'animation de 3600 secondes d'extase cet hiver à Radio-Canada.




Le pétrole tombe à 40 $

09 01 2009

( Agence France-Presse - LaPresseAffaires.com ) - Les prix du baril de pétrole ont reculé à 40 $ vendredi à New York, la hausse du chômage aux États-Unis alimentant les craintes du marché pour la demande d'énergie.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en février a fini à 40,83 $, en baisse de 87 cents par rapport à son cours de clôture de jeudi.

Après avoir flirté avec les 50 $ en début de semaine, les cours se sont résolument orientés à la baisse cette semaine, lâchant 7,75 $ sur les trois dernières séances.

Ils ont même évolué sous la barre des 40 $ en cours de séance vendredi, touchant 39,38 $.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance février a perdu 25 cents, à 44,42 $.

«On n'a pas fini de baisser, la tendance de fond est baissière», a jugé Antoine Halff, de Newedge Group. «Chaque jour apporte son lot de statistiques économiques qui alimentent les inquiétudes pour la demande», a-t-il ajouté.

Vendredi, le marché a réagi aux chiffres de l'emploi aux États-Unis, premier pays consommateur de pétrole dans le monde.

Très attendus, ils ont confirmé une forte dégradation de l'activité, avec 524 000 suppressions nettes d'emplois en décembre et un chômage à 7,2%, son plus haut niveau depuis janvier 1993.

Pour Mike Fitzpatrick, de MF Global, «la conclusion évidente pour le marché du pétrole est que, peut-être, les calculs sur la demande qui avaient poussé les prix à 32,40 $ le 19 décembre étaient corrects».

«Les mauvais indicateurs macroéconomiques américains pèsent sur le moral du marché», ont souligné les analystes de Barclays Capital.

Les opérateurs s'interrogent sur l'ampleur et la durée du recul de la consommation d'or noir aux États-Unis, alors que la demande mondiale s'est contractée en 2008, pour la première fois depuis 25 ans.




Commission scolaire des Navigateurs
L'enseignant de musique acquitté

09 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - L'enseignant en musique de Lévis, qui était accusé de voies de fait sur une élève, vient d'être acquitté. En avril dernier, Jean Gagnon, âgé de 35 ans, avait saisi par le bras une jeune fille de 13 ans qui voulait quitter la classe.

La version des faits de l'élève et celle de l'enseignant différaient toutefois. Le juge a cru la version de l'accusé qui disait ne faire que son travail et qu'il n'avait pas l'intention de blesser la fillette.

Jean Gagnon a reçu le verdict d'acquittement avec un grand soulagement et est apparu bouleversé par cette histoire. « C'est la famille, c'est l'entourage, tous les amis, tous les autres enseignants aussi, savoir est-ce que c'est normal pour un enseignant d'intervenir dans une classe ? Oui. Est-ce qu'on doit protéger les enfants ? Oui », s'est exprimé M. Gagnon.

L'enseignant de l'école secondaire Guillaume-Couture était le troisième de la commission scolaire des Navigateurs à se retrouver devant la justice. Deux sont acquittés et un autre a décidé de porter le verdict de condamnation en appel.

Le syndicat de l'enseignement des Deux-Rives se réjouit du jugement reçu par Jean Gagnon et estime qu'il faut éviter que ce genre de cas se retrouve devant les tribunaux. « Ça n'a pas de bon sens. Il faut absolument qu'on déjudiciarise ça, et quand le parent aura écouté la version de l'enseignant, écouté la version de l'enfant, et qu'on aura essayé de faire une analyse juste, bien là on pourra s'adresser aux tribunaux lorsque ce sera nécessaire », a déclaré la présidente du syndicat Andrée Turbide.

Jean Gagnon est toujours employé de la commission scolaire des Navigateurs, mais n'a pas indiqué s'il allait revenir à l'enseignement.




Les Bush partent mais la Chef de la Maison Blanche reste

09 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Cristeta Comerford a marqué l'histoire gastronomique en devenant la première femme chargée des cuisines de la Maison Blanche, elle continuera avec la famille Obama, qui a décidé de la laisser aux fourneaux.

«Cristeta Comerford apporte un talent fou aux activités de la Maison Blanche et a été très chaleureusement recommandée par la famille Bush», a déclaré Michelle Obama, qui emménagera à la Maison Blanche avec son mari et leurs deux fillettes le 20 janvier.

«J'ai hâte de travailler avec elle dans les années à venir», a ajouté Mme Obama, citée dans un communiqué de l'équipe de transition.

Mme Comerford, qui est née aux Philippines en 1962 et a depuis acquis la nationalité américaine, a su plaire à Michelle Obama, qui affirme qu'elle partage avec la Chef l'importance d'«une alimentation saine et d'une famille saine».

C'est Laura Bush qui avait promu Mme Comerford en août 2005 après le départ quelques mois plus tôt de Walter Scheib, dont elle était le bras droit depuis 10 ans.

«On apprécie sa passion pour l'art de cuisiner dans chaque bouchée de ses délicieuses créations», s'était alors émerveillée la première dame.

Mme Comerford s'est fait une spécialité des cuisines du monde et de la cuisine américaine, après avoir été formée aux techniques classiques de la cuisine française.

Avant d'oeuvrer derrière les fourneaux de la Maison Blanche, «Cris» a travaillé dans le restaurant Le Ciel à Vienne en Autriche avant de prendre la direction des cuisines de deux restaurants à Washington.




Philippe Couillard au centre d'une enquête

09 01 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - Le commissaire au lobbyisme mènera une enquête sur certaines activités menées auprès de l'ancien ministre de la Santé Philippe Couillard, qui auraient pu contrevenir à la loi sur le lobbyisme, selon Radio-Canada.

En effet, deux mois après son retrait de la vie politique, le 25 juin dernier, M. Couillard a joint les rangs du fonds d'investissement Persistence Capital Partners, pour développer davantage les soins de santé privés au Canada.

Or tout juste avant sa démission, il avait modifié deux règlements favorisant les cliniques privées.

En entrevue à Radio-Canada, le porte-prole du commissaire au lobbyisme, Pierre Morin, a déclaré que «le commissaire a des motifs raisonnables de croire qu'il y a eu des manquements ou qu'il a pu y avoir des manquements à la Loi sur l'éthique et la transparence en matière de lobbyisme».

Québec a annoncé récemment la suspension de l'application d'un règlement de la loi 33, qui devait entrer en vigueur ce vendredi et qui aurait permis de recourir à une assurance afin de couvrir les chirurgies de la hanche, de la cataracte et du genou effectuées dans une clinique privée. Le Parti québécois a répliqué jeudi en demandant carrément l'élimination de cette loi. Le porte-parole du parti en matière de Santé, Bernard Drainville, a alors estimé que ce règlement avait été adopté dans un contexte «trouble», en raison de l'emploi que s'est trouvé M. Couillard.

La CSN et la FTQ avaient par ailleurs annoncé en novembre leur intention de contester ce règlement.




Costa Rica: les pays voisins, les Etats-Unis et la Chine offrent leur aide

09 01 2009

( France Info - Agence France Presse - SAN JOSE, 10 jan 2009 ) - Les pays d’Amérique centrale, la Colombie, les Etats-Unis et la Chine ont proposé leur aide au Costa Rica pour les sinistrés du séisme qui a fait 15 morts et 42 disparus jeudi dans la région centrale du pays, a annoncé vendredi le président costaricien Oscar Arias.

Ces aides devraient parvenir au Costa Rica "dans les prochaines heures", a déclaré M. Arias après une visite dans les zones les plus touchées, près du volcan Poas, une des attractions touristiques de ce petit pays d’Amérique centrale. L’ambassade des Etats-Unis a annoncé une aide de 50.000 dollars. M. Arias a lancé un appel au secteur privé du Costa Rica pour les sinistrés du séisme, dont les autorités estiment le total à 2.600 personnes. "Ce que j’ai vu de mes yeux, c’est que les conséquences du tremblement de terre sont bien pires que je ne l’imaginais", a-t-il déclaré à la presse.




Séisme au Costa Rica: neuf morts, selon un nouveau bilan de la Croix Rouge

09 01 2009

( La Presse Canadienne et Associated Press - SAN JOSE, Costa Rica ) - Le puissant tremblement de terre de magnitude 6,1 de jeudi au Costa Rica a fait neuf morts tandis que plusieurs dizaines de personnes sont toujours portées disparues, selon un nouveau bilan vendredi de la Croix-Rouge.

Le séisme, dont l'épicentre se trouvait à 35km au nord-ouest de la capitale San José, a provoqué de nombreux éboulements et glissements de terrain meurtriers, prenant au piège des centaines d'habitants. De nombreuses habitations se sont effondrées.

Selon une porte-parole de la Croix Rouge, Fiorella Vilca, trois fillettes de sept, onze et douze ans figurent parmi les victimes décédées. Vendredi, par ailleurs, les sauveteurs sont parvenus à atteindre quelque 500 personnes bloquées dans la zone la plus touchée, près du Parc national du volcan Poas.




Les libéraux d'Ignatief seraient à égalité avec les conservateurs

09 01 2009

( La Presse Canadienne - Ottawa ) - Un nouveau sondage indique que les libéraux auraient à nouveau le vent dans les voiles depuis que Michael Ignatieff est à la barre du parti.

L'enquête Nanos Research, dont les résultats ont été remis à La Presse Canadienne, laisse croire que les libéraux sont désormais à égalité avec les conservateurs dans l'opinion publique.

L'appui au Parti libéral du Canada (PLC) se situe à 34 pour cent, soit un point de plus que les conservateurs et en hausse de 8 points par rapport à la débâcle du parti aux élections générales du 14 octobre, alors que le PLC était sous la gouverne de Stéphane Dion.

Selon le sondage, la remontée des libéraux est particulièrement marquée au Québec, où le parti est désormais en tête avec 39 pour cent d'appuis, contre 29 pour cent pour le Bloc québécois, 17 pour cent pour les conservateurs et 14 pour cent pour le Nouveau Parti démocratique.

Le sondage téléphonique a été mené auprès de 1003 Canadiens entre les 3 et 7 janvier; la marge d'erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Hâtivement installé à la tête du parti au mois de décembre, M. Ignatieff semble vivre une véritable lune de miel avec les électeurs, ce qui expliquerait la remontée spectaculaire des libéraux dans les sondages. Ainsi, 34 pour cent des répondants ont indiqué qu'ils avaient une meilleure impression du parti depuis le changement de son chef.

De plus, 23 pour cent ont affirmé qu'Ignatieff ferait un meilleur premier ministre, soit deux fois plus que le score obtenu par son prédécesseur Stéphane Dion. Mais il demeure tout de même 12 points derrière le premier ministre Stephen Harper.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

09 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le vendredi 9 janvier 2009

Ce soir et cette nuit:

Quelques averses de neige cessant tôt ce soir. Nuageux par la suite. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers au cours de la nuit. Minimum moins 18.

Samedi:

Dégagement le matin. Vents devenant du sud-ouest à 20 km/h tôt en après-midi. Maximum moins 14.

Samedi soir et nuit:

Passages nuageux. Vents du sud-ouest de 20 km/h devenant légers en soirée. Minimum moins 19.

Dimanche:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 12.

Lundi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 12.

Mardi:

Neige. Minimum moins 12. Maximum moins 7.




Telus obtient un contrat de 900 M $ avec le gouvernement du Québec

09 01 2009

( Carl Thériault, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (Rimouski) - Telus créera un centre d'excellence à Québec dans la foulée de l'obtention du contrat de 900 M $ avec le gouvernement du Québec pour la fourniture de services complets de télécommunication.

Environ 200 emplois s'ajouteront au personnel, principalement à Québec mais aussi à Rimouski et à Montréal.

A Québec, les employés seront logés dans les nouveaux bureaux du 300, rue Saint-Paul (ancien bureau de poste) en voie de rénovation.

«Par ce contrat, le gouvernement reconnaît les investissements de 5,2 milliards $ que nous avons faits au Québec depuis 2000. Notre centre d'excellence est un centre de services qui sera dédié aux besoins du gouvernement du Québec», a précisé Stacey Masson, directrice principale, communications externes à Telus Québec. À Rimouski, Telus rénove actuellement l'édifice T.-A Bernier au coût de 7 millions $ pour accueillir les employés de son centre d'appel.

Le contrat obtenu par appel d'offres du gouvernement du Québec est de cinq ans, auquel s'ajoutent deux ans de transition avec l'ancien fournisseur et une option supplémentaire de trois ans.

En 2003, la direction de Telus au Québec avait soulevé la difficulté pour elle de faire concurrence pour les marchés publics du gouvernement du Québec face à l'autre grand télécommunicateur canadien, Bell.

Le contrat prévoit l'intégration des deux réseaux de télécommunications qui, jusqu'à présen,t étaient distincts et gérés par la concurrence. L'entente prévoit la mise sur pied d'un réseau multimédia pour la transmission de données et les communications téléphoniques du gouvernement ainsi qu'un réseau sociosanitaire.

Le contrat prévoit également le transport de données, l'accès à Internet et les échanges sécurisés de télécommunications pour 160 ministères et organismes et 350 établissements du réseau de la santé et des services sociaux.

Il y a six ans, les premiers ponts avaient été établis entre les deux organisations. En 2003, l'ex-ministre du Développement économique et régional du Québec, Michel Audet, avait donné le feu vert au projet d'investissement de Telus au Québec qui était alors d'un demi-millard de dollars sur trois ans. L'aide financière gouvernementale avait alors été évaluée à 90 millions $, soit essentiellement la même entente que celle conclue avec le gouvernement de Bernard Landry quelques semaines avant le déclenchement des élections de 2003.

Telus Québec, qui compte 5000 employés dont 1200 au siège social de Rimouski, continue de faire des percées majeures du Québec et dans l'Est canadien.

Il y a un an, Telus décrochait des contrats des services de télécommunications pour la ville de Montréal (87 millions $) et, en 2006, pour le gouvernement de l'Ontario en 2006.




Boeing va supprimer 4500 emplois

09 01 2009

( Agence France-Presse - LaPresseAffaires.com ) - Le constructeur aéronautique américain Boeing (BA) a indiqué vendredi qu'il allait procéder à la suppression de 4500 emplois dans sa branche avions commerciaux.

Cette mauvaise nouvelle tombe au lendemain de l'annonce d'une division par deux de ses prises de commandes dans ce secteur.

Une partie de ces suppressions d'emplois s'effectuera à travers des licenciements non volontaires, a précisé la compagnie dans un communiqué.

Les réductions d'emploi vont permettre à la division avions commerciaux de retrouver le niveau d'effectifs qui était le sien au début de 2008. La restructuration affectera 6,6% des salariés de cette division.




L'armée canadienne obtiendra 1300 nouveaux camions (fabriqués aux E.-U.)

09 01 2009

( Alexandre Robillard - La Presse Canadienne - Valcartier ) - Le ministre de la Défense Peter MacKay a annoncé, vendredi, l'attribution d'un contrat de 274 millions $ à une compagnie américaine pour l'achat de 1300 camions destinés aux Forces canadiennes.

M. MacKay a affirmé que le gouvernement fédéral a été incapable de trouver une entreprise canadienne répondant à ses exigences pour la fabrication de ces véhicules, qui seront utilisés à travers le Canada.

«Ce contrat, c'est spécifiquement pour un véhicule nécessaire pour jouer un rôle spécifique, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Et malheureusement, il n'y a pas une compagnie canadienne qui avait les véhicules capables d'effectuer les tâches.»

Lors de l'annonce, devant un parterre de soldats à la base de Valcartier, le ministre a assuré que la transaction aura cependant des retombées économiques au pays.

«Pour l'emploi, pour l'entretien, pour soutenir les personnes qui travaillent avec les camions, pour l'essence», a-t-il dit.

Les camions de marque International, fabriqués au Texas par la compagnie Navistar Defense, serviront à la logistique et seront destinés à une utilisation au Canada seulement.

Ils remplaceront des véhicules en utilisation depuis les années 1980.

Le Canada prendra livraison des premiers camions à l'été 2009 et la livraison finale aura lieu dans 18 mois.

La somme de 274 millions $ nécessaire à l'acquisition des véhicules avait déjà été annoncée précédemment.

Un représentant de Navistar Defense au Canada a affirmé, vendredi, que l'entreprise s'est engagée à dépenser l'équivalent du montant total du contrat au Canada au cours des sept prochaines années.

L'acier nécessaire à la fabrication des camions ainsi que les pneus dont ils seront équipés proviendront du Canada, a indiqué Gilles Lemaire, gestionnaire de projet pour l'entreprise, dont le siège est dans l'État de l'Illinois.

Un sous-traitant de l'Ontario, Dew Engineering, fera notamment des modifications aux véhicules afin de les adapter aux spécifications des militaires canadiens, a indiqué M. Lemaire, sans être en mesure de préciser toutefois les coûts de ce travail.

«La compagnie s'engage, pour la totalité du contrat, à dépenser ou à acheter, dans toutes sortes d'investissements indirects, a-t-il dit. À travers Dew Engineering, les pneus viennent de Michelin en Nouvelle-Écosse. Ça crée des emplois chez Michelin, c'est des emplois peut-être indirects, mais c'est des emplois au Canada.»

Le ministre MacKay a souligné que le contrat annoncé vendredi est le premier d'une série de contrats à venir puisque le gouvernement s'engage à remplacer l'ensemble des camions logistiques utilisés par l'armée depuis les années 1980.




Bye Bye : Véro et Louis s'excusent

09 01 2009

( Louise Leduc - La Presse ) - Véronique Cloutier et Louis Morissette se sont excusés pour le Bye Bye qui a autant choqué. Auprès de Radio-Canada, auprès de Nathalie Simard, auprès de l'animateur Denis Lévesque.

«Le sketch (sur Nathalie Simard) avait probablement sa place, mais pas de notre part», a dit Véronique Cloutier.

«Je ne vois pas je me serais vengé de quoi: elle ne m'a rien fait à moi. Elle a fait ce qu'il fallait qu'elle fasse, elle a dénoncé son agresseur, c'était la bonne chose à faire».

Si Véronique Cloutier est apparue plus furieuse qu'autre chose, Louis Morissette, lui, est surtout apparu ébranlé lors du point de presse tenu dans un hôtel de Montréal.

D'entrée de jeu, l'attachée de presse de Mme Cloutier, Sandra Rossi, a dit aux journalistes que «d'un commun accord avec Radio-Canada», il avait été convenu que le couple Morissette-Cloutier ne répondrait à aucune question à la caméra. Ils se limiteraient tous deux à faire une déclaration et ils devraient repartir rapidement.

La déclaration faite par les deux artistes a duré environ 15 minutes et les deux artistes sont sortis rapidement par une porte de côté.

Pendant le point de presse, Morissette a pris la responsabilité de l'échec du Bye Bye. Après avoir longuement expliqué ce qu'il avait voulu faire dans le sketch avec l'animateur Denis Lévesque et le Barack Obama, il a ajouté que si ce sketch avait besoin d'autant d'explications, c'était la preuve qu'il était raté.

Le couple a assuré avoir bien réfléchi avant de parler de Nathalie Simard. Morissette a expliqué que comme la revue de l'année du Théâtre du Rideau Vert avait ri de la surexposition médiatique de Nathalie Simard, il croyait que ça passerait pour le Bye Bye aussi.

Véronique Cloutier a ajouté que le même problème s'était présenté au Bye Bye de 2003, alors que son beau-frère José Théodore avait été très présent dans l'actualité «Ça avait fait beaucoup de peine à ma soeur », a dit Véronique Cloutier.

Dix jours après sa première diffusion, le Bye Bye continue de faire couler beaucoup d'encre et de déchaîner les passions.

Le Journal de Montréal a dépêché un photographe, jeudi soir, pour accueillir le couple Cloutier-Morissette à l'aéroport de Dorval.

Dans le même quotidien, aujourd'hui, René Angélil déclare que le Bye Bye est une honte pour le Québec. «Avec ce Bye Bye, avec leurs propos vulgaires et racistes, on recule cinquante ans en arrière. C'est honteux. On passe pour des imbéciles.»

À l'émission de Christiane Charette à Radio-Canada, en matinée, toute la première heure a été consacrée à ce Bye Bye et à ses lendemains. Plutôt critique sur la revue de l'année, le journaliste Marc Laurendeau - un ex-Cynique pionnier des Bye Bye - a cependant dit que toute la partie consacrée à Céline Dion et sa famille était cependant très bien réussie.




Obama nomme Leon Panneta à la tête de la CIA

09 01 2009

( Associated Press - WASHINGTON ) - Le président élu Barack Obama a annoncé vendredi à Washington la nomination de Leon Panetta à la tête de la CIA, tandis que le poste du directeur du Renseignement national (DNI) ira à un amiral à la retraite, Dennis Blair.

Le choix de Leon Panetta pour diriger les services secrets américains est une surprise dans la mesure où l'intéressé ne possède aucune expérience directe du renseignement.

Ancien secrétaire général de Bill Clinton, il a longtemps réprésenté la Californie à la Chambre des Représentants. Il a dirigé l'Office du Management et Budget, équivalent de la direction du Budget rattaché directement au président et préparant la proposition de budget du chef de l'Etat.

La nomination de l'amiral à la retraite Dennis Blair était en revanche attendue. Ancien commandant des forces américaines dans le Pacifique, il est crédité d'un travail efficace de lutte antiterroriste dans le sud-est asiatique après les attentats du 11 septembre 2001. Expert de la Chine, il a aussi été haut responsable du soutien militaire à la CIA.

M. Obama a décrit MM. Panetta et Blair comme des hommes de "grande expérience" et d'une "intégrité incontestable", parfaitement "qualifiés" pour leurs postes. Le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a par ailleurs souligné au cours d'une conférence de presse que son administration s'en tiendra "à nos plus hautes valeurs et idéaux" dans la lutte contre le terrorisme.

Dans un entretien à l'Associated Press, le vice-président américain Dick Cheney a estimé que la CIA a eu raison d'employer des techniques d'interrogatoires musclées pour soutirer des informations à des terroristes présumés. "Je n'ai aucune raison de croire que quiconque dans l'Agence ait fait quoi que ce soit d'illégal", a-t-il déclaré jeudi.

Interrogé vendredi sur les méthodes du renseignement américain en matière d'interrogatoire des prisonniers, Barack Obama a répondu avoir demandé à Leon Panetta et Dennis Blair que les Conventions de Genève soient respectées. S'agissant de l'Iran, M. Obama a réaffirmé, comme durant sa campagne électorale, que l'Iran constitue une "véritable menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis".




Etats-Unis : Pertes de 2,6 millions d'emplois

09 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - L'emploi a connu un autre recul sévère aux États-Unis avec la perte de 524 000 emplois dans le pays en décembre dernier, selon les plus récentes données du département du Travail.

Cette nouvelle vague de pertes d'emplois a propulsé le taux de chômage américain à 7,2 %, soit son niveau le plus élevé observé depuis janvier 1993.

La disparition d'un demi-million d'emplois en décembre, qui s'ajoutent aux 584 000 perdus en novembre, porte à plus de 2,6 millions le nombre d'emplois disparus aux États-Unis en 2008.

Une situation qu'on n'avait pas observée aux États-Unis depuis 1945, notent les analystes du département américain du Travail.

Ces pertes d'emplois massives ont touché pratiquement tous les secteurs d'activité du pays, à l'exception de la santé, qui a tout de même contribué à créer 32 000 emplois en décembre.

En tout, 273 000 emplois ont été perdus en décembre dans le secteur des services contre 251 000 dans le secteur industriel.

Les pertes d'emplois de décembre portent à 11,1 millions le nombre officiel de chômeurs aux États-Unis, selon les calculs du département du Travail, qui note que le nombre de chômeurs de longue durée (+ de 27 semaines) a doublé dans le pays en 2008.

Le nombre de travailleurs obligés de travailler à temps partiel par manque de travail a aussi augmenté de 3,4 millions pour atteindre 8 millions au cours de l'année 2008.

Depuis décembre 2007, qui marque le début officiel du ralentissement économique aux États-Unis, le taux de chômage américain a augmenté de 2,2 %.




«S'il le faut, on va changer des choses» - Régis Labeaume, au sujet du déneigement

09 01 2009

( Québec Hebdo par Nicolas Bégin ) - Voir tous les articles de Nicolas Bégin Article mis en ligne le 9 janvier 2009 à 12:45 Soyez le premier à commenter cet article «S’il le faut, on va changer des choses» Régis Labeaume veut un rapport sur le déneigement des au maximum vendredi prochain. (Photo Nicolas Bégin) Ouvert au changement, le maire Régis Labeaume somme les membres de son comité neige de se pencher sur la question du déneigement à Québec. François Picard, président du groupe de travail, doit déposer un rapport détaillé au maximum vendredi prochain.

Au cours de ses vacances écourtées par un point de presse, le maire dit avoir davantage entendu parler des trottoirs glacés que de ceux non déneigés. Lui-même a constaté la situation en faisant ses emplettes.

Le comité devra évaluer un paquet de choses, dont la nécessité ou non de déneiger certains trottoirs, l’efficacité du service, l'enlèvement, ou l’épandage suffisant ou insuffisant des abrasifs.

«S’il le faut, on va changer des choses, annonce-t-il. On va les changer pour ne pas que ça vire en politicaillerie. C’est un gros danger. Nous sommes à quelques mois d’une élection. Il faut que tout le monde soit d’accord.»

«La politique a été votée au conseil de ville, elle doit être changée par le conseil de ville. Ce n’est pas la politique du maire, ce n’est pas la politique du comité exécutif, c’est la politique de la Ville de Québec.»

Pour mesurer la satisfaction des citoyens, la Ville utilise une formule toute simple. «On prend le nombre de plaintes et on le divise par le nombre de centimètres de neige tombés. Au 31e décembre, en quatre ans, c’est cette année qu’il y en a le moins (voir tableau).»

Compte tenu de cette information, Régis Labeaume a précisé certains détails pour corriger le tir de boulets médiatiques.

Dans Limoilou, Saint-Sauveur, Montcalm, Saint-Sacrement et Saint-Jean-Baptise, la Ville déneige 97% des trottoirs, indique-t-il.

«Dans La Cité, il y a 13 rues où il y a un trottoir sur deux est déneigé. Le reste, tout est déneigé. Dans Limoilou, il y a 17 rues. Le 3% qui reste, ce sont des bungalows où la densité est moins là.»

À la grandeur du territoire, la Ville déneige 83,2% des trottoirs, ajoute le maire. «Les 16,8% des trottoirs qui restent n’étaient pas – pour la presque totalité – déneigés à l’époque des anciennes villes. On en déneige donc autant sinon plus que dans les anciennes villes.»

Régis Labeaume pourrait convoquer les élus d’urgence à une séance du conseil municipal s’il le faut. Tout dépendra du moment auquel le comité déposera son rapport. En principe, la prochaine assemblée doit avoir lieu le 19 janvier prochain.

Plaintes depuis 2005 :

- 2005-2006 : 4872 pour 356 cm (taux 13,7)

- 2006-2007 : 2983 pour 285 cm (taux 10,4)

- 2007-2008 : 9816 pour 543 cm (taux 18,1)

- au 31 décembre 2008 : 1271 pour 150 cm (taux 8,5)

On peut consulter la «Politique de déneigement» au www.ville.quebec.qc.ca, section «Publications».




400 touristes coincés après un séisme au Costa Rica

09 01 2009

( Par LEXPRESS.fr, publié le 09/01/2009 16:48 - mis à jour le 09/01/2009 18:12 ) - Le séisme qui a secoué le Costa Rica a causé la mort de quatre personnes. 400 touristes sont par ailleurs bloqués dans la région du volcan Poas, où les secouristes tentent d'intervenir, non sans mal, dans une région où le phénomène a causé de gros dommages.

Les sauveteurs tentaient vendredi, dans des conditions difficiles, d'atteindre la région du volcan Poas au Costa Rica, où près de 400 touristes se sont retrouvés isolés au lendemain d'un puissant séisme qui a fait par ailleurs quatre morts dans ce pays d'Amérique centrale.

Les touristes à secourir sont bloqués dans un hôtel de Las Catarates de la Paz, à 4 km de la localité de Vara Blanca, où un glissement de terrain avait notamment emporté deux fillettes jeudi.

Depuis Vara Blanca, privée d'eau et d'électricité mais où les lignes de téléphone sont miraculeusement intactes, les équipes de secours tentent de gagner les zones les plus isolées.

Leur progression est difficile, sous la pluie et la neige, car les routes sont crevassées ou coupées par des coulées de terre et de roches, des arbres déracinés ou des réseaux électriques effondrés.

Ils craignaient le pire dans la localité de Chinchona, totalement isolée par l'effondrement de toutes ses routes d'accès, selon la Commission nationale d'urgences (CNE).

Abris de fortune

Des centaines d'habitants de la région ont passé la nuit dans des écoles transformées en dortoirs ou sous des tentes de campagne installées dans des fermes. Des dizaines de maisons sont détruites dans cette zone d'agriculture et d'élevage vouée aussi au tourisme.

Les répliques du séisme, des secousses répétées tout au long de la nuit, ont fait craindre à beaucoup de familles que leur maison ne s'écroule elle aussi, et elles ont préféré rejoindre les hébergements aménagés par les équipes de secours.

José Joaquin Monge Jimenez, du comité d'urgence de Vara Blanca, a compté au moins 60 maisons effondrées dans cette localité, dont la sienne: une seule pièce y est intacte, mais personne de sa famille n'a été blessé, explique-t-il à l'AFP.

Le jeune Roberto Gomez Jimenez, 22 ans, travaillait dans l'hôtel Los Jardines de Las Cataratas, voisin de celui des touristes. Il est effondré: parti de l'hôtel à travers champs pour rejoindre sa maison, il vient d'apprendre la mort d'un cousin et d'un ami, dans une étable de San Rafael de Vara Blanca où ils étaient en train de traire les vaches.

"Beaucoup de rumeurs font état de disparitions, mais on n'a pas de certitudes", explique son camarade, Rodrigo Gomez.

Alerte rouge

"C'est vendredi soir seulement qu'on aura une idée de la situation réelle", a déclaré à l'AFP Maria de los Angeles Hidalgo, membre de la CNE, à San Pedro de Poas, à 10 km de Vara Blanca, où nombre d'habitations et de commerces ont subi des dommages.

Les Etats-Unis doivent envoyer vendredi deux hélicoptères Blackhawk d'une base du Honduras pour aider aux recherches, selon les autorités du Costa Rica. Comme le pays n'a pas d'armée nationale, le gouvernement de San José a loué des hélicoptères civils pour les mettre à la disposition des secours.

La CNE a placé en "alerte rouge" une vaste région de la Vallée centrale du pays, qui inclut la capitale et les villes de Cartago, Alajuela et Heredia, et où sont concentrés 2,5 millions d'habitants, sur les 4 millions de la population totale Costa Rica.

Le bilan du séisme, qui s'établissait à quatre morts jeudi soir, avait été revu à la hausse vendredi matin, faisant état de 10 victimes supplémentaires. Puis en fin de journée, la Croix Rouge l'avait rétablit à quatre morts, sans donner de précision.

D'une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter selon l'Observatoire vulcanologique et sismologique du Costa Rica (Ovsicori), ce tremblement est le plus destructeur que le pays ait connu depuis 150 ans, d'après les autorités.




Barack Obama : 5000 places en vente pour le défilé d'investiture

09 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Quelque 5 000 places assises pour assister au défilé organisé pour la cérémonie d'investiture du prochain président américain Barack Obama, le 20 janvier à Washington, ont été mises en vente vendredi au prix de 25 dollars l'unité, a indiqué le comité d'investiture.

Les tickets devaient être disponibles à partir de 13h00 locales (13h00 HAE) sur internet ou par téléphone, via l'opérateur Ticketmaster.Le directeur du comité pour l'investiture présidentielle, Emmett Beliveau, a expliqué dans un communiqué que la vente de ces tickets faisait «partie de notre engagement de faire l'investiture la plus ouverte et la plus accessible de l'histoire».

«Le défilé d'investiture est une célébration de l'Amérique, et nous faisons en sorte que le plus de personnes possibles puissent prendre part à cette tradition historique», a-t-il ajouté.

Le défilé aura lieu sur Pennsylvania Avenue à l'issue de la prestation de serment du président des Etats-Unis, prévue à 11H00 locales (16H00 GMT). L'avenue s'étend entre le Capitole et la Maison Blanche et le défilé doit parcourir 2,7 km.

La grande majorité des places assises disponibles dans les gradins sont déjà réservées pour des personnalités ou des haut-fonctionnaires. A leurs côtés, la ville de Washington attend ce jour-là pas moins de 2 millions de visiteurs.




Emploi à Québec
La région se maintient

09 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Le taux de chômage dans la région de Québec se maintient à un niveau plus bas qu'ailleurs au pays. Statistique Canada a divulgué vendredi les chiffres pour décembre 2008. Le taux de chômage dans la région de Québec était de 4 %, soit une diminution de 0,6 % comparativement à pareille date l'année précédente, mais une augmentation de 0,4 % par rapport à novembre 2008.

En Chaudière-Appalaches, le taux de chômage se situait à 5,3 % en décembre 2008, soit une hausse de 0,5 % par rapport au mois précédent. Ce taux est tout de même plus bas que le taux enregistré pour Chaudière-Appalaches en décembre 2007.

Ces taux dans la grande région de Québec sont en deçà de la moyenne canadienne qui est de 6,6 % et québécoise, de 7,3 %.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

09 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le vendredi 9 janvier 2009

Aujourd'hui:

Quelques averses de neige cessant tard cet après-midi. Passages nuageux par la suite. Vents d'ouest de 30 km/h avec rafales à 50. Maximum moins 10.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. Dégagement vers minuit. Vents d'ouest de 20 km/h. Minimum moins 19. Refroidissement éolien de moins 29.

Samedi:

Ensoleillé. Vents du sud-ouest de 20 km/h. Maximum moins 14. Refroidissement éolien de moins 29.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 19. Maximum moins 13.

Lundi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 12.

Mardi:

Neige. Minimum moins 12. Maximum moins 7.




Séisme au Costa Rica : au moins 14 morts, 400 touristes isolés

09 01 2009

( Agence France Presse - VARA BLANCA ) - Les sauveteurs tentaient vendredi, dans des conditions difficiles, d'atteindre la région du volcan Poas au Costa Rica, où près de 400 touristes se sont retrouvés isolés au lendemain d'un puissant séisme qui a fait au moins 14 morts dans ce pays d'Amérique centrale.

Le séisme, d'une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter selon l'Observatoire vulcanologique et sismologique du Costa Rica (Ovsicori), est le plus destructeur que le pays ait connu depuis 150 ans, selon les autorités.

Les touristes sont bloqués dans un hôtel de Las Catarates de la Paz, à 4 km de la localité de Vara Blanca, où un glissement de terrain avait notamment emporté deux fillettes jeudi.

Le bilan, qui s'établissait à quatre morts jeudi soir, s'est alourdi vendredi à l'aube, quand les secouristes de la Croix Rouge ont découvert dix cadavres, dont ceux de trois fillettes, dans les ruines d'un immeuble du petit village de Cataratas, tout près du volcan où se situe l'épicentre du séisme.

Depuis Vara Blanca, privée d'eau et d'électricité mais où les lignes de téléphone sont miraculeusement intactes, les équipes de secours tentent de gagner les zones les plus isolées.

Leur progression est difficile, sous la pluie et la neige, car les routes sont crevassées ou coupées par des coulées de terre et de roches, des arbres déracinés ou des réseaux électriques effondrés.

Ils craignaient le pire dans la localité de Chinchona, totalement isolée par l'effondrement de toutes ses routes d'accès, selon la Commission nationale d'urgences (CNE).

Des centaines d'habitants de la région ont passé la nuit dans des écoles transformées en dortoirs ou sous des tentes de campagne installées dans des fermes. Des dizaines de maisons sont détruites dans cette zone d'agriculture et d'élevage vouée aussi au tourisme.

Les "répliques" du séisme, des secousses répétées tout au long de la nuit, ont fait craindre à beaucoup de familles que leur maison ne s'écroule elle aussi, et elles ont préféré rejoindre les hébergements aménagés par les équipes de secours.

José Joaquin Monge Jimenez, du comité d'urgence de Vara Blanca, a compté au moins 60 maisons effondrées dans cette localité, dont la sienne: une seule pièce y est intacte, mais personne de sa famille n'a été blessé, explique-t-il à l'AFP.

Le jeune Roberto Gomez Jimenez, 22 ans, travaillait dans l'hôtel Los Jardines de Las Cataratas, voisin de celui des touristes. Il est effondré: parti de l'hôtel à travers champs pour rejoindre sa maison, il vient d'apprendre la mort d'un cousin et d'un ami, dans une étable de San Rafael de Vara Blanca où ils étaient en train de traire les vaches.

"Beaucoup de rumeurs font état de disparitions, mais on n'a pas de certitudes", explique son camarade, Rodrigo Gomez.

"C'est vendredi soir seulement qu'on aura une idée de la situation réelle", a déclaré à l'AFP Maria de los Angeles Hidalgo, membre de la CNE, à San Pedro de Poas, à 10 km de Vara Blanca, où nombre d'habitations et de commerces ont subi des dommages.

Les Etats-Unis doivent envoyer vendredi deux hélicoptères Blackhawk d'une base du Honduras pour aider aux recherches, selon les autorités du Costa Rica. Comme le pays n'a pas d'armée nationale, le gouvernement de San José a loué des hélicoptères civils pour les mettre à la disposition des secours.

La CNE a placé en "alerte rouge" une vaste région de la Vallée centrale du pays, qui inclut la capitale et les villes de Cartago, Alajuela et Heredia, et où sont concentrés 2,5 millions d'habitants, sur les 4 millions de la population totale Costa Rica.




Un Polaroid version numérique. . .

09 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Polaroid a lancé jeudi la version numérique des clichés instantanés qui avaient fait sa gloire, un appareil photo intégrant une imprimante sans encre, le PoGo, assez petit "pour être emporté partout". Cette innovation, présentée au salon de l'électronique CES de Las Vegas, est lancée deux ans après l'arrêt de la production des appareils Polaroid instantanés sur film.

Le nouvel appareil PoGo de Polaroid reprend la technologie de l'imprimante Zink lancée il y a un an et commercialisée depuis juin, qui peut imprimer sur papier thermique couleur les photos envoyées par des téléphones portables ou autres appareils mobiles. "Il suffit d'appuyer sur un bouton pour choisir parmi les photos numériques de l'appareil, les recadrer ou les retoucher, et imprimer en couleur, en moins de 60 secondes, des clichés de 2x3 pouces (5x7 cm) - le tout avec un seul appareil", fait valoir Polaroid.

"C'est la version numérique de notre appareil instantané, que les consommateurs adorent depuis les années 1970", a expliqué le directeur général de l'imagerie numérique chez Polaroid, Jon Pollock. Polaroid, qui s'est mis sous la protection de la loi sur les faillites (Chapitre 11) le mois dernier pour mener à bien une restructuration, assure qu'il n'est plus nécessaire de secouer les clichés pour accélérer le développement de l'image.

L'appareil photo instantané PoGo mesure 11,75 centimètres sur 7,5 cm, et pèse moins de 300 grammes. La photo imprimée sort sur le côté de l'appareil, et non plus sous l'appareil comme dans l'ancienne version traditionnelle. Il doit être commercialisé à partir de mars aux Etats-Unis pour quelque 200 dollars.




Espagne: réouverture partielle de l'aéroport de Madrid

09 01 2009

( Agence France Presse - MADRID ) - L'aéroport de Madrid-Barajas, dont le trafic a été suspendu vendredi dans la matinée à cause de fortes chutes de neige, devait rouvrir partiellement à 15H00 GMT, pour les seuls décollages, a-t-on appris auprès de l'organisme gestionnaire aéroportuaire, Aena.

"Nous prévoyons de le réouvrir aux décollages à partir de 16H00 (15H00 GMT) et deux heures après pour les atterrissages", a indiqué à l'AFP un porte-parole d'Aena, alors que les chutes de neiges se sont interrompues en début d'après-midi sur la capitale espagnole.

De fortes chutes de neiges tombées dans la matinée sur le centre de la péninsule ibérique ont fortement perturbé le trafic routier et obligé l'aéroport de Madrid-Barajas à suspendre son trafic à partir de 10H50 GMT.

Selon les chiffres 2007 de l'ACI (Airports Council International), autorité internationale en matières d'aéroports, Madrid Barajas est le quatrième aéroport européen en termes de trafic passagers, derrière Londres Heathrow, Paris Charles De Gaulle, et Francfort.

Un total de 1.205 arrivées et départs étaient prévus pour la seule journée de vendredi.




L'aéroport de Madrid fermé en raison de la neige

09 01 2009

( Associated Press - Madrid ) - La vague de froid qui touche l'Europe a atteint l'Espagne vendredi, recouvrant Madrid d'une épaisse couche de neige qui a entraîné la fermeture de l'aéroport international de la capitale.

Esther Perez, porte-parole de l'aéroport de Barajas, a indiqué que tous les vols au départ et à l'arrivée avaient été suspendus peu de temps avant 11h en raison de l'intensité des chutes de neige. Les vols étaient toujours suspendus en début d'après-midi.

Quelque 1 200 vols transitent quotidiennement à Barajas, l'un des aéroports les plus fréquentés d'Europe.

Jusqu'à six centimètres de neige pourraient tomber sur Madrid, a indiqué Angel Rivera, porte-parole de l'Agence météorologique espagnole. Il faut remonter au 23 février 2001 pour trouver trace d'une telle quantité de neige sur la capitale espagnole, a-t-il précisé.




Commémoration du 250e de la bataille des plaines: Ottawa est «craintif»

09 01 2009

( Simon Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - La commémoration du 250e anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham, cet été, à Québec, rend certaines personnes nerveuses à Ottawa.

Le président de la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN), André Juneau, est conscient qu'il s'agit d'un «sujet délicat». La défaite des troupes du général Montcalm aux mains de celles du général Wolfe, le 13 septembre 1759, n'est pas exactement le souvenir le plus tendre des Québécois. Sur les plaines, fin juillet, début août, quelque 2000 personnes doivent reconstituer l'affrontement qui a «scellé le sort de l'Amérique du Nord».

« Il y a autant de gens qui nous disent : ''Vous devriez pas faire ça'' qu'il y a des nationalistes qui disent : ''Faites-le parce ça va montrer qu'on a été un peuple qui a subi des choses affreuses mais qu'on a survécu''», affirme le président de la CCBN.

Les sensibilités identitaires ne sont pas ignorées par le gouvernement fédéral. «J'étais à Ottawa il y a trois semaines, eux aussi ils sont craintifs, souligne M. Juneau. Ils veulent qu'on se concentre sur le fait historique, pas sur une fête. On ne fait pas de chorales ou de feux d'artifice, là. C'est une reconstitution.»

Pendant les quatre jours, des débats d'historiens seront organisés pour parler des conséquences du choc des empires, 250 ans plus tard.

En 1959, les «fêtes» du 200e de la fameuse bataille ont soulevé une controverse de plusieurs semaines, certains refusant que l'on célèbre la «disparition de la Nouvelle-France», selon les archives de Radio-Canada.

Dans Le Devoir, hier, un chroniqueur a noté que l'événement risque de laisser un goût amer à certains. «Connaissez-vous bien des endroits dans le monde où un peuple célèbre dans l'allégresse la pire défaite de son histoire?» Au sein des partis politiques, certains promettent d'être vigilants pour s'assurer que personne ne trafique les événements. «Je mets en garde ceux qui sont responsables de ça de ne pas faire de la réécriture d'histoire, indique le péquiste Stéphane Bédard, lui-même amateur de reconstitution de batailles. C'est un des plus grands reculs du fait français en Amérique, ajoute-t-il. Il ne faut pas en faire un moment de réunion des deux peuples qui en sont sortis grandis. Il ne faut pas travestir l'histoire.»

L'adéquiste Gérard Deltell n'a rien non plus contre la reconstitution. Mais il faut selon lui être «très prudent». «Il n'y a pas de célébrations à faire autour de ça, commente-t-il. On peut commémorer sans célébrer. Et c'est là que la ligne devra être tracée.»

Pour sa part, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, croit que des tensions pourraient émerger de l'événement si «les fédéralistes font ce qu'ils ont fait en utilisant le 400e pour nier une partie de l'histoire du Québec». Il laisse la chance au coureur, mais aurait préféré «qu'on mette notre argent dans d'autres occasions».

Notons que les 2000 figurants, qui proviendront principalement des États-Unis et du Canada, sont des bénévoles.

Au SPQ-libre, club politique du PQ, Marc Laviolette voit dans l'événement une façon de rappeler les misères qu'a endurées le peuple québécois plus qu'une occasion de se crêper le chignon avec les voisins anglophones.

Le bureau du premier ministre a décliné l'invitation à commenter.

André Juneau, de la CCBN, assure que la rigueur historique sera de mise et qu'il n'est pas question d'une «célébration». Mais la bataille a une importance historique indéniable, et elle s'est déroulée à Québec, dit-il.

Le président s'attend à devoir se défendre de «tourner le fer dans la plaie». «C'est ça qu'il va falloir défaire, dit-il. Je pense que c'est un défi. Il faut la regarder en face la bataille. Elle sera toujours là. Jamais on va faire gagner Montcalm. Il a perdu. Mais il en avait gagné bien d'autres.»




Gaza: le cabinet de sécurité israélien décide de poursuivre l'offensive

09 01 2009

( Agence France-Presse - Jérusalem ) - Le cabinet de sécurité israélien a décidé formellement vendredi la poursuite de l'offensive dans la bande de Gaza malgré l'appel au cessez-le-feu du Conseil de sécurité de l'ONU, ont annoncé des responsables israéliens.

Cette décision du cabinet de sécurité, qui compte 12 ministres, a été prise lors d'une réunion présidée par le Premier ministre sortant Ehud Olmert à Tel-Aviv.

Peu auparavant, M. Olmert avait annoncé que l'armée israélienne allait poursuivre ses opérations dans la bande de Gaza, malgré une résolution adoptée jeudi soir par le Conseil de sécurité de l'ONU qui appelle à un cessez-le-feu immédiat.




Bye Bye 2008 : James Moore «un peu insulté»

09 01 2009

( Mario Cloutier - La Presse ) - Le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a trouvé le Bye Bye de Radio-Canada «un peu insultant», mais il ne compte pas partir en guerre contre la société d'État pour autant.

«Comme Canadien et ministre du Patrimoine, je ne suis pas l'arbitre du goût. Ce n'est pas mon travail. Mais si on fait des investissements pour des émissions de comédie, ça devrait être drôle. Ils se sont un peu trompés à ce sujet. C'était leur choix, un peu insultant peut-être, mais en même temps ce n'est pas la fin du monde», a-t-il déclaré en entrevue à La Presse.

En visite à Montréal hier et aujourd'hui, le ministre Moore réagissait à la polémique entourant l'émission de fin d'année de Véronique Cloutier et de Louis Morissette. M. Moore s'est montré satisfait du mea-culpa du vice-président de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, paru hier dans les quotidiens québécois.

«Radio-Canada doit être au diapason de la population, écrivait M. Lafrance, et ne ménager aucun effort pour remplir cette responsabilité de façon juste et transparente, dans le respect de la liberté d'expression et des sensibilités du public.»

Cet après-midi, Véronique Cloutier et Louis Morissette tenteront de mettre le couvercle sur la marmite de la controverse en rencontrant les journalistes.

Le Québec distinct

James Moore a surtout établi, hier, un premier contact avec la communauté culturelle québécoise comme ministre. En matinée, il a rencontré une vingtaine d'intervenants des milieux artistiques et des industries culturelles dans le cadre d'une table ronde. L'élu de 32 ans dit comprendre mieux que jamais l'importance de la culture et des artistes au Québec.

«Les Québécois au Canada, c'est quelque chose de vraiment unique et de spécial. J'ai la certitude qu'il faut protéger la culture québécoise, mais aussi la célébrer au Québec et hors du Québec. Et ça va continuer avec notre gouvernement», soutient-il.

Il explique que son ministère, malgré les compressions de 45 millions, continue d'aider les artistes québécois et canadiens à voyager dans le monde à l'aide d'autres mesures totalisant 21 millions de dollars.

«Le programme Route commerciale coûtait 7 millions de dollars, poursuit-il, et il n'a rapporté que 2 millions de bénéfices. C'était un programme inefficace. On a réinvesti cet argent dans les autres programmes de soutien aux arts et à la culture.»

Le ministre du Patrimoine promet de continuer d'être à l'écoute des artistes et des organismes d'ici pour s'assurer «que leurs besoins soient pris très au sérieux par mon gouvernement».

Moore séduit

Le président de Culture Montréal, Simon Brault, est sorti satisfait de sa première rencontre avec le nouveau ministre. Il croit même que le gouvernement conservateur s'apprête à jouer un rôle actif dans le développement de la métropole culturelle du Québec.

«Il a bien saisi, je crois, les modèles montréalais et québécois de la culture ainsi que les besoins en soutien direct aux artistes, à l'exportation, aux infrastructures et aux droits d'auteur. C'est un premier test réussi et positif. On a été écoutés.»

M. Brault a notamment fait valoir l'importance économique de la culture en temps de crise puisque, dit-il, «la France et l'Allemagne viennent d'annoncer un accroissement significatif des investissements gouvernementaux dans le secteur des arts et de la culture dans le cadre de leurs programmes de stimulation de l'économie».

Plusieurs intervenants du milieu de la danse étaient également présents, de même que la productrice de cinéma, Denise Robert, ainsi que des représentants du domaine du cirque et du Festival Juste pour rire.

«C'était un exercice intelligent d'écoute. Il a pris la mesure de certaines erreurs. Il n'a pas la langue de bois. Il s'est montré ouvert, franchement. Il a compris, je crois, la différence québécoise et les besoins en exportation de notre culture», conclut Gilbert Rozon.




Emploi: la pire année aux E. -U. depuis 1945

09 01 2009

( LaPresseAffaires.com - Michel Munger ) - Les États-Unis ont détruit un total de 2,6 millions d'emplois en 2008, ce qui en fait la pire année pour le marché du travail depuis 1945.

Ce sont ces chiffres à saveur de film d'horreur qui ont été publiés ce matin par le département du Travail.

Les autorités remarquent que 1,9 million d'emplois ont été perdus lors des quatre derniers mois de l'année, quand la crise économique a pris de l'ampleur.

En décembre, nos voisins du Sud ont vu 524 000 emplois se dissoudre, ce qui a fait bondir le taux de chômage à 7,2%. Il s'agit du pire niveau pour le chômage depuis janvier 1993.

Les analystes prévoyaient que 525 000 emplois seraient perdus et que le taux de chômage s'élèverait à 7%.

Mêmes les chiffres révisés de novembre ne donnent pas l'occasion d'être optimiste: le département du Travail estime maintenant que 584 000 emplois ont disparu. Il y a un mois, les données faisaient croire que 533 000 postes ont été sacrifiés.

( Avec Agence France-Presse )




Emploi: la pire année aux E. -U. depuis 1945

09 01 2009

( LaPresseAffaires.com - Michel Munger ) - Les États-Unis ont détruit un total de 2,6 millions d'emplois en 2008, ce qui en fait la pire année pour le marché du travail depuis 1945.

Ce sont ces chiffres à saveur de film d'horreur qui ont été publiés ce matin par le département du Travail.

Les autorités remarquent que 1,9 million d'emplois ont été perdus lors des quatre derniers mois de l'année, quand la crise économique a pris de l'ampleur.

En décembre, nos voisins du Sud ont vu 524 000 emplois se dissoudre, ce qui a fait bondir le taux de chômage à 7,2%. Il s'agit du pire niveau pour le chômage depuis janvier 1993.

Les analystes prévoyaient que 525 000 emplois seraient perdus et que le taux de chômage s'élèverait à 7%.

Mêmes les chiffres révisés de novembre ne donnent pas l'occasion d'être optimiste: le département du Travail estime maintenant que 584 000 emplois ont disparu. Il y a un mois, les données faisaient croire que 533 000 postes ont été sacrifiés.

( Avec Agence France-Presse )




Chine: 60 arrestations dans l'affaire du lait à la mélamine

09 01 2009

( Agence France-Presse - Pékin ) - La Chine a annoncé vendredi avoir procédé au total à 60 arrestations dans le scandale du lait trafiqué à la mélamine, qui a fait près de 300.000 malades parmi les enfants et probablement six morts.

Vingt-et-une des personnes arrêtées pour «production et vente de produits alimentaires toxiques et dangereux» ont déjà comparu devant un tribunal, dont l'ancienne patronne de Sanlu, principal producteur incriminé dans la crise du lait contaminé à la mélamine, selon un communiqué du ministère de la Sécurité publique (police).Les jugements n'ont pas encore été annoncés, mais certains accusés encourent la peine de mort.

Selon les médias officiels chinois, qui seuls ont eu accès à l'audience qui s'est tenue le 31 décembre à Shijiazhuang dans le Hebei (nord), l'ex-patronne de Sanlu, Tian Wenhua, 66 ans, a plaidé coupable de la vente de produits douteux et reconnu avoir tardé à alerter les autorités. Cependant, son avocat, Liu Xinwei n'a pas confirmé cette information.

Mme Tian a pour co-accusés trois anciens hauts cadres de Sanlu, dont l'un a comparu mercredi en chaise roulante, ayant perdu l'usage de ses jambes après une tentative de suicide.

Sanlu a été accusé d'avoir étouffé l'affaire pendant plusieurs mois avant d'avertir les autorités locales, lesquelles, à la veille de l'ouverture des jeux Olympiques de Pékin, ont tardé à réagir.

Les procès de 17 trafiquants et intermédiaires ont également eu lieu dans le Hebei, sans jugement annoncé.

L'enquête a permis de déterminer que 22 sociétés ont vendu du lait trafiqué avec la mélamine, produit destiné aux colles, aux résines ou aux engrais qui simule, lors des tests de contrôle, un apport en protéines.

Le scandale a également mis à mal la réputation des produits chinois dans le monde entier et les autorités ont promis de faire toute la lumière et de réformer le système de contrôle de la chaîne alimentaire.

Les 22 entreprises laitières ayant mis sur le marché des produits frelatés ont, de leur côté, annoncé la création d'un fonds spécial d'indemnisation, doté de 160 millions de dollars.

Mais familles et avocats des victimes ont critiqué l'initiative, soulignant que certains parents d'enfants tombés malades ne recevraient que quelque 300 dollars.




Une légende urbaine sur les guichets automatiques démentie

09 01 2009

( La Presse Canadienne - Bathurst, Nouveau-Brunswick ) - Une légende urbaine concernant les guichets automatiques des Caisses populaires Desjardins a amené un porte-parole de la Caisse Chaleur, à Bathurst, Alain Boudreau, à rectifier les faits.

Plusieurs citoyens ont reçu un message par courriel selon lequel une personne forcée de divulguer son numéro d'identification personnel ou qui se trouverait coincée avec un voleur à un guichet n'aurait qu'à composer son numéro de manière inversée pour alerter les policiers.

M. Boudreau a clairement indiqué que cette procédure serait trop difficile à gérer par le système, et qu'en fait, le seul mécanisme qui existe est celui voulant qu'une fois que le code entré trois fois sans succès, le numéro d'identification personnel soit tout simplement désactivé. En aucun cas, par contre, la police n'est avisée.

Selon Alain Boudreau, la rumeur proviendrait d'une requête d'un citoyen américain qui souhaitait l'implantation d'un tel dispositif pour protéger les gens qui se sentent menacés lorsqu'ils retirent de l'argent à un guichet automatique.




Ecrasement du Piper Cherokee: le BST a parlé aux survivants

09 01 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Les deux survivants de l'écrasement d'avion survenu mardi matin dans la région de Buckland, dans Bellechasse, ont rencontré deux enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST), hier matin, dans leur chambre de l'hôpital de l'Enfant-Jésus du secteur Limoilou.

Selon Denis Deroy, enquêteur en chef de l'écrasement du Piper Cherokee PA-28-140, la rencontre avec Danny Weiher, 21 ans, et Stephanie Shipley, 26 ans, «s'est bien déroulée». Malgré les blessures subies à la suite de cet écrasement qui a coûté la vie au pilote Jesse Barrie, 27 ans, et à Jeffrey Hugues McClymont, 26 ans, ces témoins importants ont été en mesure de répondre aux questions des enquêteurs durant cette rencontre qui a eu lieu entre 11h et 13h, environ.

M. Deroy a refusé de dévoiler la teneur de cet entretien, puisque les témoignages doivent demeurer confidentiels en vertu des lois qui encadrent le travail du BST. D'autres entretiens avec les survivants pourraient avoir lieu, selon l'enquêteur en chef.

À l'heure actuelle, les mauvaises conditions climatiques - précipitations de neige ou épais brouillard - semblent toujours être la cause principale qui aurait provoqué l'écrasement de l'avion, mais cette théorie demeure à être démontrée avec l'enquête. M. Deroy a d'ailleurs confirmé hier que de la neige tombait sur la zone d'écrasement au moment de l'accident.

Lors de sa discussion avec les contrôleurs aériens, Jesse Barrie semblait totalement désorienté, volait à basse altitude et ne se dirigeait pas vers Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, la destination finale du Piper Cherokee.

La localité de Buckland, qui se trouve dans les Appalaches, est reconnue pour la formation rapide d'épaisses couches de brouillard.

«C'est certain que ce sera une avenue (les conditions climatiques) qui sera étudiée» pour expliquer l'accident, reconnaît M. Deroy.

Examen toxicologique

Un examen toxicologique sera aussi effectué sur le corps du pilote Barrie afin de voir s'il pilotait sous les effets de l'alcool ou de la drogue. Pour le moment, la Sûreté du Québec refuse de s'avancer sur cette avenue, tant et aussi longtemps qu'elle n'aura pas en main les résultats de ces fameux tests.

À partir d'aujourd'hui, l'enquête sur l'écrasement de cet avion se déplace dans les bureaux du BST situés à Montréal, dans le secteur de Dorval. La carlingue de l'appareil et toutes ses pièces seront prochainement transportées dans ces bureaux pour une analyse plus poussée.

Selon M. Deroy, le BST devrait avoir besoin d'une année complète afin de publier son rapport final sur cette tragédie. L'analyse de tous les éléments de preuve prendront du temps, mais toutes les parties impliquées - les parents du pilote et le constructeur de l'appareil, Piper - pourront réagir au rapport avant sa publication.

«Les personnes impliquées ont 30 jours pour répondre aux conclusions du rapport, indique M. Deroy. Et il faut aussi tenir compte que je vais écrire ce rapport en français, mais qu'il devra être traduit en anglais, car la famille du pilote est anglophone.»




Le marché de l'emploi moribond en décembre

09 01 2009

( LaPresseAffaires.com - Michel Munger ) - La crise économique continue d'avoir des effets négatifs sur l'emploi au pays, avec un recul constaté de 34 000 postes pendant le mois de décembre.

Selon les données que Statistique Canada a publiées à 7h, il s'agit d'un deuxième recul consécutif pour le marché du travail canadien.

C'est bien pire que le recul de 20 000 emplois attendu par les économistes sondés par l'agence Bloomberg.

Le piètre mois de décembre s'explique surtout par la déroute du travail à temps plein, où 71 000 postes se sont volatilisés. La majeure partie de ces pertes se trouve au Québec et en Alberta.

Tout cela a fait grimper le taux de chômage de 0,3 point à 6,6%, soit 0,8 point de plus que le creux historique du début de 2008. Les économistes prévoyaient 6,5%.

Par contre, le travail à temps partiel a gagné 36 000 emplois dans l'ensemble du pays.

L'agence fédérale indique que le marché est en pleine décélération à plus long terme.

Ainsi, la croissance de l'emploi de décembre 2007 à décembre 2008 est de 0,6% ou 98 000 postes. C'est un taux carrément maigrichon comparativement à celui de 2,2% enregistré il y a un an.

Plus de détails à venir.




Canada : Chômage à 6,6 %

09 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Pour un deuxième mois consécutif, l'emploi au Canada a fléchi. En décembre, l'économie du pays a perdu 34 000 emplois.

Ce recul est attribuable à une forte baisse du travail à temps plein, selon les données de Statistique Canada.

En conséquence, le taux de chômage a atteint 6,6 %, soit une hausse de 0,3 point de pourcentage.

En novembre, l'économie du pays avait perdu 71 000 emplois.




Déneigement des trottoirs: la grogne fait boule de neige

09 01 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Les tempêtes se suivent et la gro­gne est loin de se calmer dans les quartiers où la Ville de Québec a réduit le déneigement des trottoirs. Un mois après les premiè­res chutes de neige, la résistance s'organise dans Saint-Sacrement où un groupe de citoyens distribue une pétition pour réclamer un meilleur service.

Depuis lundi, Geneviève Boivin fait le tour des commerces du quartier - à pied - pour recueillir un maximum de signatures à présenter lors du prochain conseil municipal.

«Aussi, on dit aux gens qui sont mécontents d'appeler ou d'écrire à la Ville», indique cette jeune mère de famille inquiète par la prolifération de pancartes oran­ge affichant «trottoir barré, saison hivernale : utilisez le trottoir de l'autre côté».

Celle-ci assure qu'il ne s'agit pas d'une croisade personnelle puisqu'elle fait partie de ceux ayant un trottoir déneigé devant chez elle. Geneviève Boivin dit se préoccuper davantage des nombreuses personnes âgées habitant le secteur. Selon les données du recensement 2006, un résidant sur deux a en effet plus de 50 ans, ce qui en fait le deuxième quartier le plus âgé de Québec, après Pointe-de-Sainte-Foy.

En confiance

Les instigateurs de la pétition se disent confiants de recueillir une avalanche d'appuis. Surtout depuis qu'une réunion du conseil de quartier à la mi-décembre a fait salle comble. Le sujet? La nouvelle politique de déneigement. Pendant quatre heures, près de 150 résidants ont pesté contre la fin du déblaiement d'un trottoir sur deux dans la plupart des rues, rapporte l'un des administrateurs, Roger Boileau.

Au-delà des personnes âgées qui voient leur mobilité réduire, la nouvelle politique a aussi eu un effet pervers en faisant grimper le coût du déneigement, soutient une autre résidante du quartier, Manon Niquette.

Alors qu'elle payait 250 $ pour faire déblayer son entrée, son entrepreneur lui a demandé 1000 $ cet hiver. Et attention, on ne parle pas ici de déblayer une case de stationnement, mais bien un étroit corridor couvrant les trois mètres entre sa porte d'entrée et la rue!

Les services

La résidante n'achète pas l'argument «d'équité» de l'administration Labeaume qui affirme avoir voulu offrir le même service au centre que dans la banlieue. Or, les gens s'étant établis au centre ont justement choisi de payer plus cher pour acheter une maison justement parce que les services - comme le déneigement - y étaient meilleurs, souligne Mme Niquette. «Les maisons ont une plus-value parce qu'elles sont considérées de ville, ce qui ajoute au coût des taxes. On était prêt à payer plus de taxes parce qu'on pensait qu'il y avait des avantages.»

Selon elle, la politique neige convient mieux à la banlieue où l'entrée des maisons donne sur le stationnement latéral. Au-delà des désagréments que lui occasionne la politique neige, Mme Niquette s'interroge ainsi sur le message contradictoire envoyé par la Ville à la population. Comment Québec peut-elle prétendre vouloir densifier le centre-ville et attirer les jeunes familles quand y habiter devient plus difficile?




Brise-glace à la rescousse

09 01 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Les deux traversiers qui font la navette entre Québec et Lévis ont été transportés par les épaisses glaces du fleuve Saint-Laurent, hier matin, aux alentours de 7h.

Les deux bateaux ont dérivé sur plusieurs centaines de mètres, dont un jusqu'à l'embouchure de la rivière Saint-Charles, et il a fallu l'intervention d'un brise-glace de la Garde côtière canadienne pour permettre aux deux navires de sortir de leur fâcheuse position.

Selon le capitaine d'un des deux traversiers, Gilles Lecompte, le fleuve était totalement recouvert de glace quand il a tenté de se rendre à Québec. «Il n'y avait pas un seul trou d'eau pour prendre de la vitesse», explique-t-il. Il s'agit de la première fois de l'hiver qu'un traversier est emporté par les glaces.

Seul le traversier de M. Lecompte était occupé par des clients - 219 précisément - et des voitures. «Les gens ont quand même bien pris la chose, avance-t-il. Nous avons bien informé les clients de ce qui se passait.» La situation est rentrée dans l'ordre pour les deux traversiers aux alentours 9h-9h30, et ils ont pu reprendre leur travail habituel sans problème.




Il meurt asphyxié dans son camion

09 01 2009

( Jean-Frédéric Légaré - Le Soleil ) - (Québec) - Un homme de 50 ans a été retrouvé mort, hier soir, dans son camion garé sur le boulevard Charest Ouest, entre les rues Saint-Sauveur et Montmagny. Selon l'hypothèse la plus plausible rapportée par le Service de police de Québec, l'homme qui résidait dans le secteur se serait asphyxié accidentellement.

Voulant recharger la batterie de son camion, il aurait utilisé une génératrice qu'il avait préalablement déposée sur la banquette du côté passager. Il avait pris soin d'entrouvrir une fenêtre afin d'évacuer le gaz carbonique à l'extérieur de l'habitacle, mais l'ouverture n'était manifestement pas assez grande pour permettre à l'oxygène d'y pénétrer.

On ignorait toujours, hier, depuis combien de temps l'homme était décédé. Mais François Bouchard, porte-parole du Service de police de Québec, a signalé qu'il avait été retrouvé dans un état de «rigidité cadavérique», indiquant par là que sa mort n'était pas récente.

L'homme en question était porté disparu depuis plusieurs jours. Sa conjointe a d'ailleurs signalé sa disparition à la police de Québec à 21h, hier soir. Ce n'est qu'une quinzaine de minutes plus tard qu'un membre de la famille, qui avait reconnu son camion en passant dans le secteur, a fait la macabre découverte.




Red Bull Crashed Ice: des commerçants toujours en rogne

09 01 2009

( Guy Benjamin - Le Soleil ) - (Québec) - Pour Alain Dubois, aucune mesure ne pourra empêcher les commerçants et les résidants de la côte de la Montagne de souffrir de la présentation du Red Bull Crashed Ice.

Le propriétaire de la boutique Importations André Dubois et de six logements tient à préciser qu'il n'est pas contre l'événement, à condition qu'il se tienne ailleurs. Dans la côte Gilmour, propose-t-il.

M. Dubois a profité de la présence de nombreux journalistes devant son commerce, sur place pour constater l'état des travaux de la piste, pour exprimer son mécontentement. «Quand on nous convoque, ce n'est pas pour nous consulter, mais pour nous informer des décisions prises», de dire le commerçant. «Je n'ai pas un mot à dire, je n'ai qu'à payer des taxes», lance-t-il.

Le personnel travaillant pour la présentation de l'épreuve consommera 2500 repas dans les restaurants du secteur, a été la réplique de Patrice Drouin, le pdg de Gestev, organisateur de l'événement. Le Red Bull Crashed Ice aurait des retombées de 11,2 millions $.

Pour amoindrir les effets négatifs, les travaux d'aménagement de la piste dans la côte de la Montagne ont été retardés le plus possible. Ils commenceront aujourd'hui. De sorte que le stationnement dans la côte est interdit depuis hier, et l'interdiction sera en vigueur jusqu'au 2 février.

Un débarcadère sera aménagé sous la piste. Deux voitures pourront y stationner pour une courte période, précise M. Drouin.

La Ville de Québec a fait part hier des restrictions à la circulation dans la côte de la Montagne. Du 9 janvier au 1er février, la circulation s'y fera à sens unique vers le bas, sauf du lundi au vendredi entre 7h et 9h.

Pendant l'heure de pointe, la circulation se fera vers le haut. Des policiers seront sur place pour guider les automobilistes.




Le docteur de CNN provoque la controverse

09 01 2009

( Nicolas Bérubé - La Presse ) - (Los Angeles) - Pour des millions d'Américains, le Dr Sanjay Gupta est le bon docteur souriant et charismatique qui fait des topos sur la santé à CNN.

Pour Barack Obama, M. Gupta posséderait l'étoffe d'un directeur général de la Santé publique, poste que le président désigné doit attribuer dans les prochains jours.

Obama a récemment passé deux heures à discuter avec le Dr Gupta, et lui aurait fait une offre. CNN a depuis annoncé que le docteur ne traiterait plus de l'aspect politique de la santé sur les ondes, histoire d'éviter les conflits d'intérêts.

Or, l'engouement d'Obama pour le Dr Gupta est loin de plaire à tout le monde.

«Il n'est clairement pas dans le meilleur intérêt de la nation de confier le poste à un homme qui n'a pas l'expérience nécessaire pour diriger une agence fédérale de 6000 médecins», a écrit le représentant démocrate John Conyers dans une lettre envoyée hier à ses collègues, les enjoignant de manifester leur opposition à la candidature du Dr Gupta.

Poste de relations publiques

Le directeur général de la Santé publique (surgeon general) est, en grande partie, un poste de relations publiques. Celui qui l'occupe doit être en mesure d'expliquer les grands enjeux de la santé au public, et de vulgariser les approches et les priorités du gouvernement fédéral.

Une tâche qui siérait au Dr Gupta: neurochirurgien de formation, M. Gupta tient une chronique dans Time, en plus d'être correspondant pour CNN et spécialiste des questions de santé pour CBS. Il s'est fait connaître pour avoir opéré du cerveau un enfant de 2 ans devant les caméras en Irak. Même le démocrate Howard Dean, lui-même médecin, a dit que les responsabilités du Dr Gupta s'apparenteraient au travail qu'il fait présentement.

Or, son ego semble aussi imposant que son CV, une caractéristique qui l'a poussé à faire des erreurs par le passé.

Après la sortie du film Sicko, de Michael Moore, qui peignait un portrait dévastateur du système de santé américain, le Dr Gupta s'est mis au travail. Il a diffusé un topo à CNN, dans lequel il accusait le cinéaste de «déformer les faits». Les deux hommes ont croisé le fer lors d'une entrevue à l'émission de Larry King.

Or, quelques jours plus tard, le Dr Gupta est revenu sur certains points de son analyse. Il s'est excusé d'avoir cité un chiffre erroné, mais pas d'avoir attaqué sans raison le travail de Moore.

Cette semaine, le chroniqueur du New York Times et récipiendaire d'un prix Nobel, Paul Krugman, a écrit que le Dr Gupta a agi de manière malhonnête en critiquant Moore.

«Ce qui m'agace dans cet épisode, c'est la mentalité de village, écrit Krugman. Michael Moore n'est pas un spécialiste de la santé, donc ses chiffres ne sont pas crédibles... Cela me fait penser aux opposants de la première heure de la guerre en Irak, perçus à l'époque comme des illuminés. Ils sont à ce jour moins crédibles que les gens qui ont critiqué la guerre une fois que c'était bien vu de le faire.»

Reste à voir si ce mouvement de contestation prendra de l'envergure. Jusqu'ici, les nominations de Barack Obama ont toutes été acceptées par les démocrates. Il serait étonnant que ces derniers tiennent tête au président désigné le plus populaire des dernières décennies, surtout au sujet du poste symbolique de premier docteur de la nation.




Hausse fulgurante des saisies de maisons

09 01 2009

( Annie Saint-Pierre - Le Journal de Montréal ) - La crise économique qui sévit à l'échelle mondiale n'épargne pas les propriétaires de maisons québécois, qui sont de plus en plus nombreux à se voir saisir leur propriété.

Au cours de l'année 2008, ils sont 2 354 Québécois à avoir perdu leur propriété, soit par délaissement volontaire ou par jugement, selon le relevé produit par la firme GDL Crédit Ressources à Québec.

Cela représente une hausse de 39 %, comparativement aux 1 694 saisies enregistrées au cours de l'année précédente.

Dans la journée de mercredi seulement, ce sont 21 procédures de saisies qui ont été entamées contre des propriétaires incapables de payer.

Crise économique, resserrement du crédit ou pertes d'emploi, toutes ces raisons sont évoquées pour expliquer la hausse inquiétante des saisies.

Toujours selon les données de la firme GDL, les villes les plus touchées sont celles de Montréal, Gatineau, Laval, Saint-Jérôme et Longueuil.

Dur mois de décembre

Uniquement pendant le mois de décembre 2008, qui ne comptait que 19 jours ouvrables, les chiffres sont ahurissants.

Un total de 196 propriétaires québécois ont perdu leur propriété immobilière ou y ont renoncé. Il s'agit d'une hausse fulgurante de 63 % comparativement au mois de décembre 2007.

De ce nombre, 147 procédures étaient des saisies, tandis que 49 l'ont fait de façon volontaire après l'inscription d'un préavis.

Les mois d'avril, juillet et septembre ont également été des périodes difficiles pour les détenteurs d'hypothèques immobilières, avec des hausses respectives de 72, 66 et 67 %.

Desjardins le plus touché

Le Mouvement Desjardins, le plus gros prêteur au Québec, est le plus affecté par la situation.

Desjardins a inscrit en 2008 le plus grand nombre de préavis pour défaut de paiement, soit 1716 préavis, ce qui s'est traduit par 563 saisies ou délaissement volontaire.

La Banque Nationale suit de loin avec 246 reprises de propriétés, Toronto Dominion 152 et la CIBC 151.




Quartier Saint-Sauveur
Mort dans son camion

09 01 2009

( Taïeb Moalla - Le Journal de Québec ) - Le corps d’un homme de 50 ans de Québec, porté disparu depuis quelques jours, a été retrouvé dans son camion, jeudi soir, vers 21 heures.

La découverte macabre a eu lieu en face du 627 boulevard Charest ouest, dans le quartier Saint-Sauveur. Le décès du quinquagénaire serait d’origine accidentelle. Ce dernier se serait asphyxié après avoir branché une génératrice à la batterie de son camion.

Jeudi soir, le véhicule était complètement encastré dans la neige ce qui laissait supposer qu’il était stationné depuis plusieurs jours.

C’est un membre de la famille du défunt qui a remarqué le camion et a alerté la police de Québec. Une autopsie sera pratiquée sur le corps de la victime.




Citoyens, à vos pelles!

09 01 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Les citoyens mécontents de la nouvelle politique de déneigement à Québec se consoleront peut-être en apprenant que plusieurs grandes villes canadiennes obligent leurs citoyens à déneiger eux-mêmes les trottoirs. Sans quoi, ils s'exposent à des amendes.

Calgary a beau recevoir moins de neige que Québec, la métropole albertaine ne badine pas avec les tempêtes. Question d'assurer la sécurité des piétons, un règlement municipal oblige les propriétaires à déblayer dans les 24 heures les trottoirs bordant leur maison ou leur commerce.

Les cols bleus de la métropole albertaine se contentent en effet de déblayer les allées ceinturant les terrains municipaux, explique le grand responsable de l'application des règlements, Bill Bruce. Pour les récalcitrants, la Ville embauchera un entrepreneur qui fera le travail à leur place... et leur refilera une facture de 150 $.

Sans surprise, Calgary consacre à peine 22 millions $ au déneigement sur un budget de 2,2 milliards. Au prorata, c'est six fois moins qu'à Québec.

Le cas de Calgary est loin d'être unique. Edmonton aussi ne fait que déneiger 1200 km de ses 4800 km de trottoirs. La capitale albertaine oblige aussi ses citoyens à déneiger «leur» trottoir. La Ville leur donne toutefois beaucoup plus de temps pour sortir leur pelle : jusqu'à neuf jours.

Le règlement municipal stipule en effet que les Edmontonais doivent se mettre à la tâche en moins de 48 heures. Mais avant d'être mis à l'amende, un citoyen recevra un avertissement lui donnant encore sept jours pour déblayer, explique Mike Martin, qui supervise l'application de la réglementation municipale. Tout comme dans sa ville soeur, les récalcitrants verront un entrepreneur s'exécuter au terme de ce délai. En plus de la facture de 150 $ pour couvrir le coût des travaux, ils recevront une amende de 100 $.

En Ontario aussi, la plupart des municipalités demandent à leurs citoyens de mettre la main à la pelle, confirme Peter Noehammer, directeur du Service des transports de Toronto. Les résidants de la Ville reine ont d'ailleurs 12 heures après la fin des tempêtes pour en faire disparaître les traces sur le trottoir bordant leur résidence.

«C'est très courant comme pratique en Ontario. Le but n'est pas de réprimer les citoyens, mais de s'assurer de leur aide dans la promotion d'un environnement sécuritaire pour les piétons», indique M. Noehammer. Pour ceux qui omettraient de déblayer leur trottoir dans les temps requis, la métropole canadienne envoie alors l'une de ses équipes faire le boulot... et refile la facture d'environ 100 $ au propriétaire. En plus de lui coller une amende de 125 $.

Malgré cette politique, il faut toutefois noter que les cols bleus déneigent les trois quarts des trottoirs torontois. Avec un centre-ville extrêmement dense, la Ville reconnaît que plusieurs pourraient avoir de la difficulté à se débarrasser adéquatement de leur neige. Une carte disponible dans Internet permet aux citoyens de savoir s'ils font partie de ceux devant garder en permanence une pelle sous la main.

Certes, Calgary, Edmonton ou Toronto reçoivent moins de neige que Québec. Reste que la capitale de Terre-Neuve, Saint-Jean, oblige elle aussi ses citoyens à sortir leur pelle malgré les 322 cm de neige qui y tombent en moyenne chaque année. Son règlement municipal interdit par ailleurs de laisser des glaçons sur les toitures.

Villes responsables

Étonnamment, même si plusieurs villes obligent leurs citoyens à déneiger, celles-ci demeurent responsables si une personne se blesse en glissant sur un trottoir mal entretenu, ont reconnu les responsables municipaux. Toronto pourrait toutefois poursuivre un propriétaire négligent s'il a été souvent avisé de son obligation de déblayer le trottoir. Et Edmonton considère quant à elle que la responsabilité est partagée. Une victime pourrait donc poursuivre tant la Ville que le propriétaire négligent.

Évidemment, pour éviter les blessures, les citoyens prévoyants peuvent s'inspirer du responsable du déneigement de Montréal, Marcel Tremblay, qui recommandait cette semaine aux piétons de se procurer des crampons pour marcher en ville. «Sans dépenser des fortunes, les gens peuvent avoir des crampons à neige ou à glace. Pourquoi ils n'en achètent pas?»




Bye Bye 2008
Cloutier et Morissette de retour dans la tempête

09 01 2009

( Caroline Roy et Claude Giguère - Le Journal de Québec ) - Véronique Cloutier et Louis Morissette sont arrivés à Montréal, jeudi en début de soirée, après une semaine épuisante passée en Floride et ils s’apprêtent maintenant à affronter la tempête.

Le couple qui a produit le controversé Bye Bye rencontrera les médias vendredi après-midi à 14 h à l’hôtel Hyatt. Véronique Cloutier et Louis Morissette sont arrivés à Montréal à 17 h 55 jeudi dans un vol qui les ramenait d’Orlando où ils ont passé la semaine.

« Nous allons faire un point de presse demain », s’est contentée de dire Véronique Cloutier, visiblement bien au fait de l’ampleur qu’a prise la controverse entourant le Bye Bye.

Interrogée à savoir si elle avait suivi l’évolution du dossier ces derniers jours, elle s’est refusée à plus de commentaires. « On va tout regarder ça demain et dans les jours à venir », a simplement dit la productrice avant de se dépêcher de s’engouffrer dans une voiture avec son conjoint et ses enfants, Delphine et Justin.

Véronique Cloutier et Louis Morissette semblaient fatigués et anxieux, leur semaine de vacances passée sous le soleil de la Floride ayant pris une tournure à laquelle ils ne s’attendaient sûrement pas.

Réaction publique aujourd’hui

Partis en voyage au lendemain de l’émission, ils n’ont jamais commenté publiquement toute cette affaire. Ils se sont contentés d’envoyer, lundi, un communiqué aux médias pour se défendre d’avoir tenu des propos racistes et blessants.

« Scénariser un Bye Bye implique de renoncer à faire l’unanimité, ont-ils écrit, alors ce n’est pas surprenant que certaines personnes aiment, d’autres moins. Cependant, il serait malhonnête de prétendre que nous avons fait preuve de racisme. »

Dans ce communiqué, la productrice de Novem n’a toutefois pas fait de commentaire sur les sketchs qui se moquaient de Nathalie Simard, la victime de son père. Des blagues qui ont soulevé la grogne des téléspectateurs autant que celles sur Denis Lévesque à qui l’on a prêté des propos racistes.

Radio-Canada au front

Si les Cloutier-Morissette ont été avares de commentaires jusqu’à maintenant, la direction de Radio-Canada s’est prononcée plus d’une fois pour essayer de calmer les esprits. Il y a d’abord eu Louise Lantagne, directrice de la programmation de Radio-Canada, qui a souligné avoir prévenu Véro que les blagues sur Nathalie Simard risquaient de choquer le public.

Elle a aussi reconnu que la société d’État était allée trop loin avec cette parodie. « On a eu des discussions avec les auteurs du Bye Bye sur certains sketchs. On avait certaines réserves, mais on a choisi de challenger les limites du public », a avoué mardi Mme Lantagne.

Puis mercredi, c’était au tour de Sylvain Lafrance, vice-président de la SRC, de monter au front pour défendre le réseau. Il a admis que la société d’État aurait dû intervenir davantage pour retirer les numéros controversés.

« Je suis conscient que c’est à nous qu’il revient de trancher en tant que diffuseur. Avons-nous été trop tolérants dans le cas du dernier Bye Bye ? La réponse que nous recevons du public est oui », a-t-il écrit dans sa lettre.

Reste maintenant à voir comment Véronique Cloutier et Louis Morissette répondront aux nombreuses critiques, dont celles faites par nul autre que René Angélil.

Le Bye Bye 2008 a enregistré des cotes d’écoute de 2,7 millions de téléspectateurs le soir du 31 décembre. En reprise le lendemain, 734 000 personnes étaient à l’écoute.




Bye Bye 2008
René Angélil est hors de lui

09 01 2009

( Agnès Gaudet - Le Journal de Québec ) - « Honteux », « grave », « épouvantable », « un manque d’intelligence » ; René Angélil ne mâche pas ses mots à l’égard du Bye Bye 2008. Le mari et gérant de Céline Dion va même jusqu’à réclamer la tête des dirigeants de Radio-Canada.

Joint à Houston aux États-Unis, en pleine tournée de Taking Chances, René Angélil s’est vidé le cœur. L’impresario venait tout juste de visionner le Bye Bye 2008 et il était hors de lui.

« J’ai honte de tout ce que j’ai vu. C’est épouvantable. J’ai honte, mais je suis surtout déçu pour tous les artistes, les créateurs québécois qui ont réussi à se démarquer au cours des ans dans le monde entier et qui sont fiers d’être québécois. Ces imbéciles-là viennent de mettre une tache sur notre créativité. Avec ce Bye Bye, avec leurs propos vulgaires et racistes, on recule 50 ans en arrière. C’est honteux. On passe pour des imbéciles. »

René Angélil condamne les auteurs du Bye Bye et sa productrice, Véronique Cloutier, Louis Morissette, François Avard, Pierre Hébert, Jean-François Léger et Jean-François Mercier, et il renchérit avec la phrase célèbre de Raymond Devos : « Quand des gens sans talent ni culture et sans créativité au point où l’on se questionne sur leur degré d’intelligence font de l’humour, dit-il, ça tombe dans la vulgarité. »

Payé par nos taxes

Néanmoins c’est surtout les responsables de Radio-Canada que René Angélil blâme.

« Ces gens-là manquent de goût et d’intelligence, martèle-t-il. Louise Lantagne dit qu’ils ont eu des discussions avec les auteurs du Bye Bye, qu’ils ont eu certaines réserves, mais qu’ils ont choisi de laisser passer pour « challenger les limites du public ». C’est incroyable. Cette femme-là est la directrice des programmes de Radio-Canada. Et le salaire de ces gens-là est payé avec nos taxes !

« La responsabilité de Radio-Canada est face au public. Ce n’est pas du sport, ni un jeu où on teste les limites des gens. Ce qu’ils ont fait est grave. Ces gens-là doivent démissionner. »

La démission de la boss

René Angélil blâme sévèrement Véronique Cloutier et Louis Morissette, mais il fustige surtout la société d’État.

« Radio-Canada est encore plus responsable que les auteurs, affirme-t-il. C’est comme un enfant de six ou sept ans qui fait une gaffe et que ses parents approuvent. Ils sont plus coupables que l’enfant. À Radio-Canada, c’est la même chose. Louise Lantagne, c’est elle la boss. On ne peut pas avoir des dirigeants qui pensent comme ça. Il faut qu’elle démissionne. »

Les cotes d’écoute que la société d’État invoque dans l’espoir d’atténuer les récentes attaques contre son Bye Bye, René Angélil les voit comme une insulte de plus.

« Ils se vantent d’avoir eu quatre millions de téléspectateurs. C’est évident qu’une émission qui n’est présentée qu’une seule fois dans l’année aura nécessairement de bonnes cotes d’écoute. Mais dans leur cas, ça veut dire qu’il y a plus de monde qui n’a pas aimé ça. S’ils avaient eu juste un million de téléspectateurs, au moins ça aurait limité les dégâts. Imbéciles sur toute la ligne. »

Le respect

Pour René Angélil, ce qui est primordial dans ce métier, c’est de respecter avant tout le public et la profession elle-même.

« On est loin des Cyniques, d’Yvon Deschamps, de Claude Meunier, de RBO, de Stéphane Laporte et de plusieurs autres excellents humoristes québécois, dit-il. Quand tu as du talent, de la culture et de l’intelligence, alors seulement tu peux faire de l’humour. »




Les 750 employés du groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline à Québec craignent d'autres coupes

09 01 2009

( Gilbert Leduc - Le Soleil ) - (Québec) - Il y a moins de trois ans, le groupe pharmaceutique Glaxo­SmithKline (GSK) investissait près de 200 millions $ pour accroître la capacité de production de vaccins de son usine située dans le Parc technologique du Québec métropolitain. Aujourd'hui, l'incertitude est à son comble parmi les 750 employés.

Depuis la fin du mois d'octobre, GlaxoSmithKline Biologicals - la division de GSK qui fabrique des vaccins - a aboli entre 90 à 120 postes à Québec. GSK Biologicals dont le siège est en Belgique a également mis la clé dans la porte de son autre usine de production au Québec, celle de Laval, ce qui a provoqué la suppression de 144 emplois.

«On s'attend au pire dans les prochaines semaines», confie Sébastien Boies, président de la section locale 3783 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) qui résume l'état d'esprit des syndiqués de l'usine de Québec qui, selon lui, n'ont jamais vu venir le coup. «Personne ne sait sur quel pied danser. L'employeur ne nous a présenté aucune garantie à l'effet qu'il n'y aura pas d'autres licenciements», a indiqué M. Boies au cours d'un entretien avec Le Soleil.

«L'incertitude est tellement grande que des employés qui ne sont pas visés par les mises à pied ont commencé à quitter GSK de leur propre chef, a-t-il signalé.

«À Québec, heureusement, le marché de l'emploi dans le secteur biopharmaceutique est très bon par les temps qui courent avec l'émergence de plusieurs jeunes biotechs. Ça nous permet de croire que les personnes qui ont perdu leur emploi pourront en obtenir un autre dans un avenir relativement rapproché.»

GSK Biologicals, la direction régionale d'Emploi?Québec et le syndicat collaborent étroitement à l'opération de reclassement du personnel licencié.

Selon Sébastien Boies, les coupes affectent tous les départements de l'usine qui employait, jusqu'à tout récemment, près de 1000 personnes en période de pointe. «Les plus touchés sont les gens qui travaillaient sur la chaîne de production, c'est-à-dire les techniciens de laboratoire, les techniciens de production, les commis et les préposés de production.»

Rester concurrentiel

Hier, chez GSK Biogicals, personne n'était en mesure de commenter de vive voix la décision prise à la fin du mois d'octobre dernier et qui n'a pas fait de bruit dans la plupart des médias. Seule la station radiophonique CHOI en avait fait mention il y a quelques mois. GSK Biologicals a plutôt fait parvenir un communiqué au Soleil expliquant les motifs conduisant à la rationalisation de ses activités de production au Québec sans dire un mot sur l'avenir de son centre de production.

La compagnie explique que la décision de fermer l'usine de Laval et de rapatrier l'ensemble de la production à ses installations de Québec - tout en lui imposant une cure d'amaigrissement - était le fruit «d'un examen approfondi de ses activités de production au Québec».

La décision visait «à resserrer sa compétitivité et son efficacité» afin de permettre à l'entreprise de continuer d'être «concurrentielle dans le marché particulièrement ardu des vaccins contre la grippe saisonnière dans lequel l'approvisionnement mondial s'est considérablement accru».

En investissant près de 200 millions $ en 2006 et en 2007 pour agrandir et moderniser ses installations dans la capitale, GSK Biologicals triplait sa capacité de production de vaccins contre la grippe saisonnière et la grippe pandémique qui passait à 75 millions de doses par année. Ça lui permettait de remplir ses engagements envers divers gouvernements, principalement ceux du Canada et des États-Unis, pour l'approvisionnement de vaccins.

«Les ventes n'ont pas été aussi élevées que prévu, explique Sébastien Boies. Selon les données fournies par l'employeur, on parlerait plutôt de 30 à 35 millions de doses vendues. Dans un contexte économique fragile comme celui que l'on le connaît présentement, il est possible de penser que l'achat de vaccins contre la grippe ne constitue pas la priorité des gouvernements.»

Selon le président de la section locale 3783, il serait fort peu probable que GSK Biologicals ait choisi de rationaliser ses activités au Québec pour éventuellement transférer la production à son autre usine de fabrication de vaccins en Allemagne.

GlaxoSmithKline avait mis les pieds à Québec en décembre 2005 en se portant acquéreur de ID Biomédical qui employait, à l'époque, 200 personnes.

Tous dans la même chaloupe

GlaxoSmithKline. Pfizer. Bristol-Myers Squibb. Merck. Ces géants mondiaux de l'industrie pharmaceutique sont tous dans la même chaloupe. Celle de la réduction de leurs coûts d'opération.

Les brevets de médicaments arrivant à leur expiration, la concurrence venant des produits génériques, les découvertes de plus en plus rares de nouveaux médicaments et la baisse généralisée des ventes sont autant de phénomènes qui donnent un mal de bloc carabiné aux grands laboratoires pharmaceutiques.

Sans compter la concurrence. Une étude menée par la firme ZS Associates révélait récemment que le nombre de vendeurs de médicaments avait doublé au cours des sept dernières années aux États-Unis alors que le nombre de médecins n'avait augmenté que de 15 % durant la même période. Ce qui fait en sorte qu'un médecin peut rencontrer jusqu'à 20 représentants de produits pharmaceutiques différents au cours d'une même journée !

En décidant de rationaliser ses activités de production de vaccins au Québec, GlaxoSmithKline (100 000 employés) s'inscrit dans un vent de continuité. Des usines ont déjà fermé leurs portes en Belgique, en France et en Grande-Bretagne.

Aux États-Unis, GSK vient d'annoncer l'élimination de 1000 postes dans son équipe de vente, soit 12% de sa force commerciale. Dans l'espoir de sauver 1 milliard $US d'ici 2012, Bristol-Myers Squibb (41 000 employés) va rayer de la carte 4300 emplois. Pour sa part, Merck (60 000 employés) veut en supprimer 7200 d'ici 2011. Et Pfizer (100 000 employés) visait à couper 10 000 postes en 2008.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

09 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le vendredi 9 janvier 2009

Aujourd'hui:

Nuageux avec percées de soleil et 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents d'ouest de 30 km/h avec rafales à 50. Maximum moins 10.

Ce soir et cette nuit:

Passages nuageux. Dégagement vers minuit. Vents d'ouest de 20 km/h. Minimum moins 19. Refroidissement éolien de moins 29.

Samedi:

Ensoleillé. Vents du sud-ouest de 20 km/h. Maximum moins 14. Refroidissement éolien de moins 29.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 19. Maximum moins 13.

Lundi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 12.

Mardi:

Neige. Minimum moins 12. Maximum moins 7.




Los Angeles: séisme de 4,5 dans la banlieue est

09 01 2009

( Agence France Presse - LOS ANGELES ) — Un séisme de magnitude 4,5 a ébranlé jeudi soir une zone densément peuplée de la banlieue est de Los Angeles en Californie (ouest), a annoncé l'institut de géophysique américain (USGS), sans qu'il soit fait état de dégâts ou de victimes dans l'immédiat.

L'épicentre de la secousse, d'abord évaluée à une magnitude 5 par l'USGS, était situé à 2 km au sud de San Bernardino, une ville de 200.000 habitants, à 88 km à l'est du centre de Los Angeles, et à 13,8 km de profondeur, selon la même source.

Le séisme, qui s'est produit à 19h49 (vendredi 03h49 GMT) a été ressenti dans une grande partie de l'agglomération sud-californienne, qui compte quelque 22 millions d'habitants, selon le site internet de l'USGS, mais les autorités locales n'ont fait état d'aucun dégât ou de victimes dans l'immédiat.

"J'étais derrière le comptoir et j'ai d'abord ressenti une petite secousse, puis une grosse une demi-seconde plus tard. Je me suis précipité dehors dès que j'ai compris que c'était un tremblement de terre", a expliqué à un journaliste de l'AFP Michael Elias, un employé d'un magasin de Rancho Cucamonga, à 30 km à l'ouest de l'épicentre.

"Toutes les bouteilles ont commencé à tinter, mais aucune n'est tombée des étagères", a-t-il ajouté.

Le 5 décembre, une secousse de 5,1 s'était produite à 188 km au nord-est de Los Angeles, dans une zone désertique, tandis que le 29 juillet, un séisme de 5,4 avait causé une grosse frayeur aux habitants de la deuxième ville des Etats-Unis, jetant des centaines de personnes alarmées dans les rues.

Ces tremblements de terre n'avaient pas fait de dégâts importants.

Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'USGS utilise la "magnitude de moment" (Mw), qui est directement reliée aux paramètres du séisme (surface et quantité de glissement sur la faille). Sur cette échelle ouverte, un séisme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considéré comme fort.

Striée de failles parmi les plus actives au monde, la Californie vit dans la hantise du "Big One", un séisme dévastateur sur la faille la plus importante, celle de San Andreas, dont les scientifiques estiment qu'il a 70% de risques de se produire dans les 30 prochaines années.

Une secousse de type "Big One", de magnitude 7,8, pourrait faire 1.800 morts, 50.000 blessés et 200 milliards de dollars de dégâts, selon un scénario élaboré par 300 experts et publié en mai dernier. La récurrence d'un "Big One" dans le sud de la Californie est d'environ 150 ans et le dernier s'est produit en 1857.

En janvier 1994, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,7 à Northridge (40 km au nord-ouest de Los Angeles), avait provoqué la mort de 60 personnes et fait 10.000 blessés.




La hausse du niveau de la mer atteindrait un mètre d'ici 2100

09 01 2009

( Éric Moreault - Le Soleil ) - (Québec) - Les prédictions de hausse du niveau des mers causée par les changements climatiques sont farfelues et alarmistes, pensez-vous. Une nouvelle étude internationale estime pourtant que la hausse pourrait être trois fois plus importante que prévue et atteindre un mètre d'ici 2100.

Cette étude de l'Institut Niels Bohr de l'Université de Copenhague, publiée dans le journal scientifique Climate Dynamics, se distingue de deux façons. D'abord parce qu'elle tient compte des changements récents aux pôles et, surtout, parce qu'elle s'est servie des données du passé pour établir sa projection.

En se basant sur une hausse moyenne de la température mondiale de trois degrés Celsius au cours du prochain siècle, le nouveau modèle prédit une hausse entre 0,9 et 1,3 m. Ce qui implique une fonte des glaces plus rapide qu'estimée auparavant, mais constante avec la situation observée ces dernières années, notamment par la NASA et le National Snow and Ice Data Center.

Or, les études qui se sont penchées sur la dernière glaciation planétaire, qui s'est terminée il y a plus de 10 000 ans, démontrent que les glaces peuvent, en effet, fondre très rapidement : 11 millimètres par année, l'équivalent d'un mètre sur 100 ans. Ce qui fait croire à Aslak Grinsted, le chercheur principal, qu'on assistera au même phénomène avec les changements climatiques.

«Nous avons analysé la relation directe entre la température planétaire et le niveau des mers depuis 2000 ans», a expliqué M. Grinsted, un géophysiciste. Les scientifiques se sont ainsi basés sur la période plus chaude du Moyen Âge, où le niveau des océans était de 20 cm plus élevé qu'en ce moment, et sur le «petit âge glaciaire» du XVIIIe siècle, où le niveau était 25 cm plus bas qu'en ce moment.

D'où la différence avec les hypothèses du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), Nobel de la Paix en 2008. Car les données utilisées par le GIEC sont bien souvent dépassées lorsque le groupe d'experts publie ses rapports. Dans le dernier, en 2007, le GIEC évalue la hausse à entre 18 et 59 cm d'ici 2100.

Si cette hausse progressive atteint jusqu'à un mètre, la situation risque d'être particulièrement inquiétante pour les pays côtiers dont les terres sont situées au niveau de la mer, voire en dessous, comme les deux tiers des Pays-Bas. Le gouvernement néerlandais a d'ailleurs annoncé, en décembre, son intention de renforcer les digues qui protègent le pays sur plusieurs centaines de kilomètres. Les coûts pourraient s'élever à 150 milliards $ d'ici 2100. Un luxe que ne peuvent se permettre de nombreux pays africains et asiatiques.

Les pays insulaires sont aussi à risque. Comme si ça ne suffisait pas, une autre étude, également publiée hier, dans le Journal international de climatologie, révèle que la Grande-Bretagne risque de se retrouver de plus en plus les pieds dans l'eau. La fréquence des pluies extrêmes, qui causent les inondations, augmentera du tiers d'ici 2080, a révélé le Dr Hayley Fowler, de l'Université de Newcastle.

Selon le Dr Fowley, un expert des impacts des changements climatiques, l'Angleterre recevra encore plus de pluie quand l'air se réchauffera, ce qui accroît sa capacité de rétention de l'humidité. «Nous verrons de plus en plus de ces événements extrêmes, ce qui augmentera d'autant le risque que de plus en plus de maisons soient inondées, particulièrement en automne et en hiver lorsque les terres sont saturées d'eau», a-t-il expliqué.




Red Bull Crashed Ice: le parcours mettra mieux en valeur le Vieux-Québec

09 01 2009

( Guy Benjamin - Le Soleil ) - (Québec) - Les images du Red Bull Crashed Ice diffusées dans plus de 80 pays devraient permettre aux millions de téléspectateurs de mieux voir les édifices historiques du Vieux-Québec.

Les modifications apportées au parcours, parce qu'il faut des changements tous les ans, favoriseront davantage les patineurs cette année, contrairement au parcours à l'avantage des descendeurs l'an dernier.

La descente à 45 degrés devant la fresque des Québécois a été déplacée. Son éloignement des maisons historiques de la rue Notre-Dame permettra aux caméras de mieux voir comment les compétiteurs s'y comporteront tout en offrant un décor plus enchanteur, notamment la fresque en fond de scène.

L'éclairage et certaines parties de la piste de 550 mètres ont été modifiés de façon à mieux faire voir au reste du monde l'architecture, et dans quel environnement se déroule la compétition, explique Patrice Drouin. Le pdg de Gestev, organisateur de l'événement, précise que même la foule massée le long du parcours sera sous les réflecteurs.

On a beau parler d'une foule de 80 000 personnes, les images diffusées jusqu'à maintenant ne permettaient pas vraiment de juger de l'engouement des Québécois pour cette compétition spectaculaire. La foule ressemblait souvent à une masse noire, surtout dans les images très spectaculaires prises du haut des airs. De plus, 35 caméras, 13 de plus que l'année dernière, capteront les moindres coups de patin, sauts, et chutes des patineurs. La piste sera éclairée par 900 projecteurs.

La rampe de départ est plus basse de huit pieds, de sorte que la force de propulsion des patineurs pourrait faire une différence dès le départ, estime M. Drouin. Entre les deux ponts situés dans la rue du Fort, les bosses de chameau ont été remplacées par un saut de baril.

Dans la côte de la Montagne, la partie la plus rapide du parcours, des vallons remplaceront les marches d'escalier. Un radar sera installé sous la porte Prescott afin de mesurer la vitesse des patineurs, qui devraient atteindre de 40 à 45 km/h. «C'est tout de même pas mal sur deux lames aussi minces», de dire M. Drouin.

L'une des grandes nouveautés cette année est la participation de 20 femmes dont trois de la région de Québec. Quatre seront éliminées lors des rondes préliminaires pour n'en garder que 16 pour la finale. Du côté masculin, le nombre de participants aux premières épreuves dépassera la centaine, mais seulement 64 seront de la finale.

Calibre plus élevé

Les organisateurs sont d'avis que le calibre des patineurs sera rehaussé cette année, compte tenu de la façon dont se sont déroulées les épreuves de qualifications dans 11 villes canadiennes. Le parcours était le même partout, de sorte que le temps enregistré par un patineur à Halifax peut se comparer au temps d'un autre patineur à Vancouver.

Au lieu de choisir les meilleurs dans chaque ville, les temps enregistrés par tous patineurs ont été compilés, et seuls les meilleurs au classement sont invités à la compétition, dont les épreuves préliminaires se tiendront le 23 janvier, et la grande finale le 24 janvier.




Dell cesse la fabrication d'ordinateurs en Irlande

09 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - L'américain Dell, deuxième fabricant mondial de PC, a décidé de délocaliser le gros de sa production européenne en Pologne, ce qui se traduira par la suppression de 1.900 postes sur son site de Limerick, en Irlande.

Déjà en proie à une grave récession, l'Irlande a subi un nouveau coup dur jeudi : le deuxième fabricant mondial d'ordinateurs, Dell, a décidé de délocaliser en Pologne sa production locale, détruisant 1.900 emplois dans l'île. Le groupe américain avait ouvert en 1990 cette usine qui constituait l'un des joyaux du tissu industriel du "Tigre Celtique" et avait employé jusqu'à 4.500 personnes au plus haut. Le groupe texan a précisé que certaines activités non liées à la production seront maintenues sur le site de Limerick et qu'il conserverait ses équipes de vente, de marketing et de service après-vente situées à Dublin.

La décision de Dell est une très mauvaise nouvelle pour l'économie irlandaise, déjà en proie à une grave récession, l'une des plus sévères des pays développés. Selon l'institut dublinois ESRI, le PIB national va se contracter de 3,9% en 2009, après un repli de 2,4% en 2008. Or, le géant américain est le premier exportateur d'Irlande et l'un des principaux employeurs de l'île. Il génére environ 5% du Produit intérieur brut du pays.

La ministre du commerce, Mary Coughlan, s'est dite "profondément déçue", tout en assurant que l'Irlande restait une terre attractive pour les entreprises étrangères. Kieran O'Donnell, un parlementaire du Fine Gael, le principal parti d'opposition, s'est quant à lui inquiété du sort des "10.000 à 15.000 emplois" induits par les activités de Dell dans la région de Limerick.

La fermeture de l'usine irlandaise s'inscrit dans le cadre d'un plan visant à économiser 3 milliards de dollars par an, annoncé en mars 2008 par le groupe américain, toujours dirigé par son fondateur Michael Dell. "C'est une décision dure, mais c'était la bonne à prendre pour que Dell soit encore plus compétitif et en fasse plus pour ses clients", a justifié Sean Corkery, vice-président du groupe pour la zone Europe-Afrique-Moyen-Orient. Longtemps n°1 mondial du marché des ordinateurs, Dell s'est en effet vu ravir en 2007 sa couronne par son compatriote HP, et, comme ses concurrents, ses perspectives de chiffre d'affaires et de profits sont assombries par le ralentissement économique mondial.




Pour Guy Lafleur, ça passe ou ça casse le 11 février

09 01 2009

( Christiane Desjardins - La Presse ) - (Montréal) - Le juge Claude Parent fera savoir le 11 février prochain si Guy Lafleur devra subir son procès sous une accusation voisine du parjure, ou s'il sera libéré de cette épine en raison d'un arrêt du processus.

Pendant toute la journée de jeudi, le magistrat a écouté les plaidoiries des avocats, qui débattaient sur la requête en arrêt des procédures présentée par Guy Lafleur. Me Louis Belleau, qui représente le célèbre numéro 10 du Canadien, estime que le mandat d'arrestation visé qui a été lancé contre M. Lafleur en janvier 2008 était abusif et illégal. Selon lui, la Couronne, la police, ainsi que le juge qui a signé ce mandat, ont commis une erreur, violant ainsi les droits constitutionnels de M. Lafleur. «On a une concordance de violation de ses droits de la part de tous les intervenants... Un mandat d'arrestation, c'est oppressif quand ce n'est pas nécessaire», a plaidé Me Belleau. Selon lui, l'accusation par sommation était la manière qu'il aurait fallu utiliser. M. Lafleur est un personnage bien connu, il est facilement trouvable et il n'y avait aucun risque qu'il fasse faux bond à la justice. Par ailleurs, il n'y avait pas d'urgence, puisque l'infraction qu'on lui reprochait (avoir livré des témoignages contradictoires dans le cadre d'une enquête sous cautionnement de son fils), avait été commise plusieurs mois auparavant. Pour Me Belleau, le remède inéluctable pour cette bévue est un arrêt des procédures.

«Un arrêt des procédures est un remède drastique », qui ne s'applique pas du tout au cas Lafleur, a pour sa part fait valoir Me Weitzman. D'autant plus que l'arrestation était tout à fait légale, selon elle. «Livrer des témoignages contradictoires c'est un crime grave, et parce que c'est un acte criminel pur, la loi permet de procéder par arrestation», a-t-elle martelé. Elle a aussi fait ressortir que M. Lafleur s'était rendu au poste de police au moment qui lui convenait, que sa détention n'avait duré que 15 minutes, et que tout s'était fait avec respect et dans un souci de discrétion pour protéger sa vie privée. «Il n'y avait aucune intention malveillante, ou intention de nuire, a-t-elle précisé. Elle a aussi indiqué que le crime reproché à M. Lafleur comptait parmi les plus graves du Code criminel, puisqu'il a été commis publiquement devant la cour, et qu'il s'agit d'une attaque du système de justice. Les avocats ont cité une abondante jurisprudence pour étayer leur point de vue respectif. Assis dans la salle d'audience avec son épouse et un ami de la famille, Guy Lafleur est resté stoïque pendant toute la journée.

Rappelons que l'accusation d'avoir livré des témoignages contradictoires découle d'un témoignage rendu par Guy Lafleur dans le cadre d'une enquête sous remise en liberté de son fils Mark, à la fin de l'été 2007. M. Lafleur avait caché le fait que Mark avait découché deux soirs pour aller à l'hôtel avec une nouvelle copine, contrevenant ainsi aux conditions qui lui avaient été imposées par la cour. Son procès devait commencer le 11 février prochain. Si le juge Parent décide qu'il doit avoir lieu, il sera reporté, mais à une date rapprochée, a fait valoir le juge.




Ignatieff déclare qu'Israêl a le droit de se défendre

09 01 2009

( La Presse Canadienne - Halifax ) - Le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, a déclaré jeudi qu'Israël avait le droit de se défendre et que ses actions militaires étaient une réponse justifiée aux attaques du Hamas en provenance de la Bande de Gaza.

M. Ignatieff a soutenu devant les médias à Halifax, à la suite d'une rencontre avec des gens d'affaires, que le Canada devait soutenir «le droit d'un pays démocratique à se défendre».

Le chef libéral a fait valoir qu'Israël avait été attaqué de Gaza, «pas seulement l'année dernière, mais depuis près de dix ans». Il a souligné qu'Israël avait cessé l'occupation de la Bande de Gaza.

Au début de la semaine, le nouveau ministre d'Etat des Affaires étrangères, Peter Kent, a blâmé le gouvernement palestinien élu du Hamas pour avoir compromis la sécurité et le bien-être de sa population.

Michael Ignatieff a aussi jeté le blâme sur le Hamas, soutenant que l'organisation avait instigué les attaques de roquettes sur le territoire israélien pour ensuite trouver refuge parmi la population civile.

Il a affirmé que le Canada devait faire tout en son possible pour apporter de l'aide humanitaire à Gaza, mais qu'il faudrait d'abord que les attaques de roquettes du Hamas cessent.

Le chef libéral a ajouté que le Canada devait aussi continuer à oeuvrer pour un accord de paix permanent, s'appuyant sur deux Etats vivant côte-à-côte.




La mort du fils de Travolta «horrible», selon Tom Cruise

09 01 2009

( Agence France-Presse - Los Angeles ) - Tom Cruise a qualifié jeudi d'événement «horrible» la mort du fils adolescent de John Travolta, et démenti que la scientologie, dont les deux acteurs sont parmi les plus célèbres adeptes, défende à ses membres de se soigner.

Interrogé lors de l'enregistrement d'une émission sur la chaîne ABC, le célèbre comédien américain, ami du couple Travolta, a peiné à trouver ses mots, apparemment submergé par l'émotion.

«C'est horrible... c'est simplement horrible. C'est un homme, tous deux sont des parents prévenants, ce sont des gens formidables...», a-t-il dit. «Je me souviens de Jett quand il est né, John l'adorait, ses deux enfants (...) je ne trouve pas mes mots», a-t-il ajouté lors d'un entretien qui doit être diffusé dans son intégralité vendredi.

Jett Travolta, qui avait 16 ans, a succombé à une «attaque» le 2 janvier alors qu'il séjournait aux Bahamas avec sa famille. L'adolescent souffrait depuis l'enfance de crises épileptiques.

Plusieurs médias américains ont affirmé que l'adolescent était autiste mais John Travolta ne l'a jamais reconnu, affirmant que son fils souffrait du syndrome de Kawasaki, une maladie vasculaire qui peut entraîner des complications cardiaques.

La scientologie refuse certains médicaments agissant sur le cerveau, comme le Prozac, qu'elle assimile à des drogues, selon son site internet.

Alors que Mme Walters l'interrogeait sur l'attitude de la scientologie vis-à-vis des maladies et un possible refus de soins, Tom Cruise a affirmé que c'était faux. «Ce n'est pas vrai, c'est en fait le contraire. Ils disent de prendre des médicaments, de faire soigner vos maladies», a-t-il insisté.

Une cérémonie à la mémoire de Jett Travolta devait se dérouler jeudi à Ocala en Floride où l'acteur de Grease, de la Fièvre du samedi soir et de Pulp Fiction possède une propriété.




Aviation d'affaires: moins de commandes

09 01 2009

( Presse Canadienne - LaPresseAffaires.com ) - Les carnets de commandes des constructeurs d'avions d'affaires comme Bombardier (BBD.B) sont plus fragiles qu'il n'y paraît, soutient l'analyste américain Brian Foley.

Une bonne partie des commandes de Bombardier Aéronautique et de ses concurrents proviennent d'«entreprises en démarrage qui n'ont pas encore fait leurs preuves alors que nous entrons dans une profonde récession mondiale», a écrit M. Foley dans une récente note.

D'après lui, «un nombre considérable» de ces sociétés aériennes «disparaîtront ou reporteront indéfiniment leurs commandes», ce qui compliquera la vie des avionneurs.

Brian Foley fait plus particulièrement référence aux entreprises qui offrent des services de nolisement, de taxi aérien et de copropriété d'avions.

Les appareils Learjet 60 XR et Challenger de Bombardier sont particulièrement à risque, tout comme certains avions des compétiteurs Embraer, Cessna et Hawker Beechcraft, estime M. Foley.

L'analyste dit ne pas comprendre pourquoi Bombardier «choisit de minimiser la gravité du ralentissement qui sévit dans l'aviation d'affaires».

Dans un rapport publié jeudi, la banque UBS a noté qu'il y avait 2788 jets d'affaires (neufs et usagés) à vendre sur le marché en décembre, en hausse de 65% sur un an.

Pas moins de 17% de tous les appareils construits par Bombardier et Cessna étaient à vendre, soit le pourcentage le plus élevé de l'industrie.

Des milliards de dollars en jeu

Ces dernières années, Bombardier a reçu plusieurs grosses commandes d'entreprises nouvellement créées.

En juin 2008, un nouveau venu, Jet Republic, a placé une commande de 25 appareils Learjet 60 XR, avec des options sur 25 de plus, pour une valeur totale potentielle de 1,5 G$ US.

Quelques semaines plus tôt, VistaJet, fondée en 2002, avait commandé 11 appareils Challenger 605, 13 Learjet 60 XR et 11 Learjet 85, avec des options sur 25 autres avions, pour une valeur potentielle de 1,2 G$ US.

En 2007, XOJET, une société américaine fondée en 2006, avait passé une commande pour 20 Challenger 300, avec des options pour 60 de plus (quatre d'entre elles ont depuis été converties en achats fermes).

Danielle Boudreau, porte-parole de Bombardier Avions d'affaires, a affirmé jeudi au cours d'un entretien téléphonique qu'il n'y avait eu aucun changement majeur au carnet de commandes depuis la publication des résultats du troisième trimestre de l'entreprise, au début décembre.

Si tel devait être le cas, Bombardier serait tenu de publier un communiqué de presse, a précisé Mme Boudreau.

L'action de Bombardier a clôturé jeudi à 4,92 $, en hausse de 4,2%, à la Bourse de Toronto.




Pauvre Palestine

09 01 2009

( Pierre Foglia - La Presse ) - On ne refera pas l'Histoire mais il faut tout de même bien y revenir un peu. C'est quoi déjà leur foutu problème? La religion? Les riches, les pauvres? Le Nord, le Sud?

C'est la terre. Après ça dégénère dans la haine et le sang, mais au départ c'est une histoire de terre, de terre trop promise je crois.

Mille ans avant Jésus-Christ, la Palestine était le royaume juif du roi David. C'est pour cela qu'à la fin du XIXe siècle, les Juifs de plus en plus persécutés en Europe (les pogroms russes notamment) se sont repliés vers leur terre ancestrale. C'est une question qui revient chaque fois: pourquoi les Juifs, quand ils ont senti le besoin de se replier dans un espace à eux, pourquoi ont-ils choisi la Palestine plutôt que le Laos ou le Manitoba?

Parce que la Palestine, c'est chez eux, voilà.

Sauf que c'était chez eux 2000 ans avant. Il s'en passe des choses en 2000 ans; en Palestine, il s'était notamment passé qu'elle était devenue la terre des Arabes.

Au sortir de la guerre, les persécutions nazies ayant accéléré le mouvement, ils étaient près de 700 000 Juifs à être de retour sur cette terre «promise». Promise par qui et à qui, 2000 ans plus tard, ce n'était pas si clair. Alors avant que la chicane pogne avec les Arabes, les Nations unies ont donné la moitié de la Palestine aux Juifs et l'autre moitié aux Arabes. C'était en 1947.

Avoir su ce que leur réserverait le prochain demi-siècle, les Palestiniens auraient accepté le plan de l'ONU et on aurait aujourd'hui deux États qui se détesteraient, c'est sûr, on peut rêver, se détesteraient sans se faire la guerre. Chacun chez soi à se crier des bêtises par-dessus la frontière.

Mais les Palestiniens ont refusé le plan de l'ONU et ce fut la guerre (1948). Les Palestiniens sont littéralement massacrés. Les Israéliens profitent de leur victoire pour refaire le partage du territoire: au lieu des 50% attribués par l'ONU, les Arabes n'ont plus maintenant que 25% du territoire.

Nouvelle guerre en 1967 (dite des Six Jours), nouvelle victoire écrasante des Israéliens qui décident que le territoire d'Israël c'est désormais... toute la Palestine. Point à la ligne.

Plus d'État palestinien?

On verra ça plus tard. On verra ce qu'on peut vous donner quand on aura fini d'installer nos colonies.

Et voilà. Ça fait 40 ans qu'on discute des frontières d'un éventuel État palestinien. C'est passé de 25% à 19%, à 10% avec le plan de paix d'Ariel Sharon en 2003. Avec le plan Sharon, les Palestiniens seraient confinés sur 10% du territoire qu'ils occupaient avant 1947.

Les Israéliens ne se sont-ils pas retirés de Gaza en 2005? Et alors, le voilà l'État palestinien.

Regardez une carte. Gaza, c'est rien. Une peanut. Et puis les Israéliens n'étaient pas allés loin! La preuve! En fait si Gaza n'était plus occupée, elle était toujours assiégée, les entrées et les sorties des personnes et des biens contrôlées par les Israéliens.

Faut-il aussi parler du mur, qui lorsqu'il sera terminé, ceindra ce qui reste de la Palestine sur des centaines de kilomètres - des miradors tous les 200 mètres? Un mur que les juges de la Cour internationale ont déclaré «contraire au droit international» ?

Sept cents morts d'un côté. Neuf de l'autre, dont deux tués accidentellement par une bombe «amie». Je vous explique: les neuf Israéliens ont été tués par des terroristes. C'est bien là la preuve que la sécurité d'Israël était menacée. Les 700 Palestiniens, eux, ont été tués par des soldats, on n'y peut rien, c'est la guerre.

Je ne comprends rien? Peut-être.

Je vais vous dire ce que je comprends. Je comprends que Juifs et Arabes se disputent cette terre depuis si longtemps, que les premiers ont humilié si souvent les seconds, et que les seconds sont piégés si profondément dans une haine inextinguible qu'il ne peut pas y avoir d'issue sur le terrain.

Je comprends que chaque fois que des modérés, je pense à tous ces Israéliens qui se reconnaissent dans les prises de position du journal Haaretz par exemple, ou dans celles d'écrivains comme Amos Oz ou David Grossman, chaque fois que des modérés amorcent une tentative de compromis, chaque fois un attentat, une bombe humaine vient torpiller leurs efforts. Je comprends la réplique. Je comprends la spirale. Je comprends que les forces sont si inégales qu'une semaine plus tard, il y a 700 morts d'un côté et 9 de l'autre. Je comprends que c'est seulement le manque de moyens qui empêche les Palestiniens de massacrer quelques milliers de Juifs. Je comprends qu'on est devant un cancer.

Ce que je ne comprends pas du tout par contre, ce que je n'ai jamais compris, ce sont les Américains là-dedans.

Ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas de solution. Il y en a. Connue. Cent fois envisagée. Deux pays. Chacun chez soi. Les Israéliens qui renoncent à leurs colonies. Les Palestiniens qui renoncent à tous ces villages, ces villes comme Haïfa qui étaient arabes et qu'ils rêvaient de voir redevenir palestiniens.

Cette solution, les Américains ont le pouvoir de l'imposer.

Il suffirait pour cela que les États-Unis cessent d'être aussi scandaleusement toujours dans le même camp. Protecteurs d'Israël? Bien sûr. Mais ce poids écrasant toujours sur le même plateau de la balance? Cet appui toujours systématiquement inconditionnel?

On a vu avec quelle diligence M. Bush a donné le feu vert aux bombes d'Israël, cette fois-ci encore. On a vu avec quel empressement aussi M. Obama a nommé Mme Hillary Clinton au poste de secrétaire d'État, Mme Clinton, la grande amie d'Israël.

Pauvre Palestine.




Gaza: l'ONU veut un cessez-le-feu immédiat

09 01 2009

( Sakher Abou el-Oun - Agence France-Presse - New York ) - Israël poursuivait ses opérations aux premières heures de vendredi dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire a été jugée alarmante, le Conseil de sécurité de l'ONU appelant à «un cessez-le-feu immédiat».

Adoptée dans la nuit par 14 voix sur 15 --les Etats-Unis s'abstenant--, la résolution 1860 du Conseil de sécurité «appelle à un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza».

Elle «condamne toute violence et hostilité dirigées contre des civils et tout acte de terrorisme», et appelle notamment «à la fourniture sans obstructions (...) de l'aide humanitaire».

Pendant son adoption, les opérations israéliennes se sont poursuivies dans la bande de Gaza, où près de 780 personnes sont mortes en 13 jours de combats.

Neuf Palestiniens, dont six de la même famille, ont été tués dans des raids aériens et des bombardements nocturnes, selon des sources médicales et des témoins.

Dans le secteur de Jabaliya (nord), la famille endeuillée est celle de Fayez Salha, chef local du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP, gauche), qui a été blessé et a notamment perdu sa femme et quatre de ses enfants dans un raid aérien, selon ces sources.

Auparavant, des témoins avaient rapporté une série de raids et de puissantes explosions dans la ville de Gaza. D'après ces sources, des obus étaient en outre tombés dans les secteurs de Beit Lahya et Jabaliya, où les chars israéliens ont avancé d'environ 200 mètres.

Au moins 777 personnes sont mortes à Gaza depuis le début de l'opération israélienne le 27 décembre, selon un décompte de l'AFP établi à partir de bilans de sources médicales palestiniennes. Plus de 3 200 ont été blessées.

La situation humanitaire y est jugée de plus en plus alarmante.

Jeudi, l'Unrwa, l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, a suspendu ses opérations après qu'un de ses convois eut été touché par des obus israéliens. Un chauffeur palestinien a été tué par les tirs, près du terminal d'Erez, entre Gaza et Israël.

«Nous maintiendrons cette suspension tant que les autorités israéliennes ne garantiront pas la sécurité de nos équipes», a déclaré le porte-parole de l'agence Chris Gunness.

Déplorant une situation humanitaire «critique», il a affirmé qu'elle empirait «d'heure en heure» malgré une interruption quotidienne des combats par l'armée israélienne pendant trois heures.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné l'attaque contre le convoi, qui était clairement signalé par des drapeaux de l'organisation.

Un million de personnes vivent sans électricité, 750 000 personnes sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent en continu grâce à des générateurs de secours qui risquent de s'arrêter en cas de manque d'essence, selon M. Gunness.

A la faveur d'une brève accalmie, les services de secours palestiniens ont récupéré au moins 35 corps de personnes mortes ces derniers jours dans des zones demeurées inaccessibles aux ambulanciers.

Plus de 20 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées dans de nouvelles attaques jeudi, notamment dans les secteurs de Beit Lahya et Jabaliya (nord), où des violents combats ont eu lieu.

Dans la soirée, une Ukrainienne et son bébé ainsi qu'une Marocaine et deux membres de sa famille sont mortes dans des tirs d'artillerie de l'armée israélienne à Gaza, selon des sources médicales palestiniennes.

Par ailleurs, trois soldats israéliens dont deux officiers sont morts lors d'opérations dans le nord de la bande de Gaza, selon un porte-parole de l'armée, portant à 10 le nombre de militaires israéliens tués depuis le début de l'offensive destinée à contraindre le Hamas à mettre fin à ses attaques à la roquette.

Ces tirs, qui ont tué quatre Israéliens dont un soldat depuis le 27 décembre, ont continué jeudi sur le sud d'Israël, selon l'armée, blessant quatre soldats, dont deux grièvement.

Dans la même journée, un émissaire israélien, Amos Gilad, s'est lui rendu au Caire pour évoquer des propositions de cessez-le-feu du président égyptien Hosni Moubarak, élaborées en coordination avec son homologue français Nicolas Sarkozy.

Revenu à Jérusalem, il a rendu compte au Premier ministre Ehud Olmert.

Le Hamas, de son côté, a estimé que l'initiative égyptienne ne constituait «pas une base valable» pour une trêve.

Pour la deuxième semaine consécutive, le mouvement islamiste a appelé les Palestiniens à marquer, vendredi, «une Journée de la colère» par des manifestations à Jérusalem-est et en Cisjordanie occupée.

Dans le nord d'Israël, au moins deux roquettes katioucha tirées du Liban sont tombées dans l'ouest de la Galilée, dans le secteur de Nahariya et du kibboutz Kabri, blessant légèrement deux femmes.

L'armée israélienne a tiré en riposte plusieurs obus vers le Liban.

Israël a relativisé la portée de cette attaque, qui n'a pas été revendiquée, dans un souci de ne pas ouvrir un second front. Le mouvement chiite libanais Hezbollah, ennemi juré d'Israël, a nié toute implication.




Des démocrates critiquent les mesures fiscales d'Obama

09 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Les 300 milliards de dollars d'allégements fiscaux proposés par le futur président américain Barack Obama dans son plan de relance de l'économie, ont sucité quelques critiques jeudi de la part des sénateurs démocrates, son propre camp.

Jeudi après-midi pendant deux heures, les parlementaires démocrates ont pu poser de nombreuses questions, au cours d'une réunion du groupe démocrate, au futur directeur du Conseil économique national Lawrence Summers, et à David Axelrod, conseiller de Barack Obama.

Mais l'explication de texte des hauts conseillers de M. Obama n'a pas empêché les sénateurs démocrates de se lancer dans l'une des premières escarmouches politiques de l'ère Obama en critiquant notamment la déduction fiscale de 3 000 dollars que le futur président compte accorder aux entreprises qui embauchent.

Le président de la commission budgétaire du Sénat, Kent Conrad, a notamment suggéré en lieu et place de ces cadeaux fiscaux, plus de mesures visant à développer notamment le secteur de l'énergie.

«Un employeur ne va pas embaucher même s'il obtient une déduction fiscale s'il n'y a pas de demande pour le produit», a dit M. Conrad jeudi au cours d'une conférence de presse à l'issue de la réunion.

Il a également remis en cause l'idée de M. Obama et son équipe de transition d'offrir des réductions d'impôts d'environ 1 000 dollars à 95% des ménages américains. «Ces incitations marginales sont d'une efficacité marginale», a-t-il dit.

Pour sa part, le sénateur démocrate John Kerry suggéré de faire figurer dans le plan de relance plus de dispositions en faveur de l'énergie alternative.

Le groupe démocrate doit se réunir de nouveau dimanche pour de nouvelles discussions sur le plan de relance, car plusieurs sénateurs ont d'autres questions à poser, a dit à la presse le leader de la majorité démocrate du Sénat Harry Reid.




Harper n'en démord pas: il faut abolir les subventions aux partis

09 01 2009

( Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - (Ottawa) - Le gouvernement Harper a été contraint de battre rapidement en retraite devant la colère des trois partis de l'opposition lorsqu'il a proposé en novembre d'abolir les subventions annuelles versées aux formations politiques. Mais il n'a pas dit son dernier mot.

Les conservateurs de Stephen Harper comptent revenir à la charge sur cette question controversée, mais ils attendront la prochaine campagne électorale pour le faire.

Dans une entrevue accordée au magazine Maclean's, Stephen Harper soutient qu'une grande majorité des Canadiens appuie l'idée d'abolir ces subventions aux partis politiques. Et il compte en faire un élément important du programme électoral du Parti conservateur aux prochaines élections.

«C'est une bonne politique qui est largement appuyée par les Canadiens. Nous allons l'inclure dans notre plateforme électorale aux prochaines élections. Dans l'intervalle, nous allons geler le montant de ces subventions», a affirmé M. Harper dans l'entretien qu'il a eu avec l'éditeur du magazine, Kenneth Whyte.

Le gouvernement Harper s'est attiré les foudres du Parti libéral, du NPD et du Bloc québécois quand il a proposé, dans l'énoncé économique déposé aux Communes par le ministre des Finances, Jim Flaherty, en novembre, d'abolir ces subventions à partir du 1er avril. Les conservateurs avaient justifié cette décision en affirmant que les partis politiques devaient prêcher par l'exemple en ces temps de récession. Cette mesure aurait permis au gouvernement d'économiser 27 millions de dollars par année.

Or, les trois partis de l'opposition dépendent largement de ces subventions de l'État, calculées en fonction du nombre de votes obtenus au dernier scrutin, pour assurer le financement de leurs activités politiques. La fin de ces subventions pourrait mener le Parti libéral à la faillite et faire mal au Bloc québécois au Québec.

Craignant pour leur survie, le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois ont décidé de former une coalition pour renverser le gouvernement minoritaire conservateur de Stephen Harper et de prendre la relève aux commandes de l'État.

Craignant à son tour pour sa propre survie aux Communes, le gouvernement conservateur a battu en retraite sur cette question deux jours après l'avoir introduite. Mais cela n'a pas calmé la grogne des partis de l'opposition et le premier ministre Harper a dû suspendre les travaux parlementaires en décembre pour éviter la tenue d'un vote sur une motion de censure qui aurait entraîné la chute de son gouvernement. Les travaux des Communes doivent reprendre le 26 janvier.

«Je trouve cela ridicule qu'en ces temps de récession économique, les partis politiques obtiennent des subventions des contribuables canadiens qui ne tiennent pas compte de leurs propres capacités de recueillir leur propre argent. C'est ridicule. Nous sommes déçus de voir qu'il n'y a aucune volonté de la part de l'opposition de s'attaquer à ce problème et d'indiquer qu'ils sont prêts à mener par l'exemple», a affirmé M. Harper dans l'entrevue diffusée jeudi sur le site internet de Maclean's.

Les subventions aux partis politiques font partie de la vaste réforme de la loi sur le financement des partis adoptée par l'ancien gouvernement libéral de Jean Chrétien en juin 2003 pour nettoyer les moeurs politiques à Ottawa. Le gouvernement Chrétien avait adopté cette réforme dans la foulée du scandale des commandites. Cette réforme, qui s'inspirait de celle adoptée par le gouvernement de René Lévesque au Québec, limitait à 5000 $ par année les dons des entreprises, des syndicats et des individus aux partis politiques. En guise de compensation financière, ils obtenaient une subvention de l'État équivalant à 1,75 $ par vote obtenu au scrutin précédent.

En arrivant au pouvoir, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé d'interdire les contributions des entreprises et des syndicats et de limiter à 1000$ les dons des individus. Cette limite a été élevée à 1100$ aujourd'hui. La subvention versée aux partis politiques s'élève quant à elle à environ 1,95 $ par vote obtenu.

De tous les partis, le Parti conservateur aurait perdu le plus d'argent - environ 10,4 millions de dollars - si le gouvernement Harper avait réussi à faire adopter l'énoncé économique. Le Parti libéral, qui a dû emprunter une bonne partie des 18 millions qu'il a dépensés durant la dernière campagne électorale, aurait encaissé une perte de 7,2 millions par année.

Pour sa part, le Bloc québécois aurait vu ses coffres amputés de 2,75 millions par année tandis que le NPD aurait été contraint de se priver de près de 5 millions. Enfin, le Parti vert, qui avait été grand gagnant de cette réforme, aurait vu quelque 1,9 million en subvention partir en fumée.




Carnaval de Québec
La programmation est lancée

09 01 2009

( Agence QMI - Canoê ) - La 55e édition du Carnaval de Québec, qui aura lieu du 30 janvier au 15 février, promet d’être fort colorée. Avec la thématique de la mascarade, les organisateurs laissent libre cours à l’imagination des carnavaleux en les entraînant dans une pure folie hivernale.

Le dévoilement de la programmation s’est fait entre les murs du Maurice Nightclub, où quelques-uns des groupes qui feront partie des festivités du carnaval, dont Taktika, Denfer et les Satanées Valseuses et La Grand'Débâcle, ont montré un aperçu de leurs talents.

«C’est une mascarade que vous n’oublierez pas de si tôt », promet Gisèle Bourdeau, présidente du Carnaval de Québec, en ajoutant que le carnaval est une référence touristique hivernale à travers le monde. Rappelant que près d’un million de personnes fréquentent l’un ou l’autre des nombreux sites du Carnaval, elle a assuré que la fête d’hiver sera des plus animées.

À l’occasion du dévoilement de la programmation, telle que le veut la coutume, les clés de la ville ont été remises au Bonhomme Carnaval. Pour ce faire, Lisette Lepage, la conseillère municipale du district de Saint-Michel représentait la Ville de Québec. De l’avis de Mme Lepage, l’événement est tout simplement le plus beau et le plus grand des carnavals d’hiver au monde. Félicitant l’organisation, elle devine déjà que la population saura s’amuser follement.

En prenant possession des clés de la ville, Bonhomme Carnaval a lancé à la blague que maintenant qu’il avait les clés, «le maire Labeaume pourra prendre ça plus relax et s’occuper de quelques dossiers qui traînent sur son bureau».

Au programme

En tout, il y aura 17 jours de festivités pendant le carnaval. Le spectacle d’ouverture officielle aura lieu le vendredi 30 janvier, à place d'Youville, à 19 heures. Sur la scène se succéderont les Porn Flakes, Martin Deschamps, Lulu Hughes, Loco Locass et Les Denis Drolet avant de laisser le champ libre à de grands feux d’artifice.

Sur les différents sites auront lieu tous les classiques du Carnaval, en plus de quelques nouveautés telle une course de tacots et une course en raquettes. Quant aux défilés de nuit, ils auront lieu les 7 et 14 février et utiliseront une toute nouvelle bande sonore. Quinze chars allégoriques et quelque 900 figurants seront de la partie.

Il est possible de prendre connaissance de la programmation complète du Carnaval de Québec en visitant le site Internet www.carnaval.qc.ca




Séisme de magnitude 5 dans la banlieue est de Los Angeles

09 01 2009

( Le Monde.fr - Paris - Agence France Presse ) - Un séisme de magnitude 5 a ébranlé jeudi soir une zone densément peuplée de la banlieue est de Los Angeles en Californie (ouest), a annoncé l'institut de géophysique américain (USGS).

L'épicentre de la secousse était situé à 2 km au sud de San Bernardino, une ville de 200.000 habitants, à 88 km à l'est du centre de Los Angeles, et à 13,8 km de profondeur, selon la même source.

Le séisme a été nettement ressenti pendant une dizaine de secondes dans l'ouest de la mégalopole californienne, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Aucune information sur des dégâts ou d'éventuelles victimes n'était disponible dans l'immédiat.

Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'USGS utilise la "magnitude de moment" (Mw), qui est directement reliée aux paramètres du séisme (surface et quantité de glissement sur la faille). Sur cette échelle ouverte, un séisme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considéré comme fort.

Striée de failles parmi les plus actives au monde, la Californie vit dans la hantise du "Big One", un séisme dévastateur sur la faille la plus importante, celle de San Andreas, dont les scientifiques estiment qu'il a 70% de risques de se produire dans les 30 prochaines années.

Une secousse de type "Big One", de magnitude 7,8, pourrait faire 1.800 morts, 50.000 blessés et 200 milliards de dollars de dégâts, selon un scénario élaboré par 300 experts et publié en mai dernier. La récurrence d'un "Big One" dans le sud de la Californie est d'environ 150 ans et le dernier s'est produit en 1857.

En janvier 1994, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,7 à Northridge (40 km au nord-ouest de Los Angeles), avait provoqué la mort de 60 personnes et fait 10.000 blessés.